‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 114 sur 433 · I. Uon ti'OsTiE ; HlGNE, col · texte numérisé non relu

I. Uon ti'OsTiE ; HlGNE, col

S. » Sane quoniam spatiandœ ecclesiœ gralia parlera non modkam came™ avw sublraveral. conséquent eliam praxlicto secretario conjunctam eamdem cameram ampliorem priori potins ac pulchriorem efOcit. - (Uox h'Ostik. III, 26; Migne, ctfl. :>: TiH.- Le teeretarium est la chambre .lu Trésor, qui était conliguë à l'abside. Le chroniqueur spécifie que Desiderius m pairel de tmabre son oratoire particulier, comme les oratoires voisins dédiés à saint Nicolas el à saint Barthélémy (III, 2x ; Migse, col. ;\'J .

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fond bigarré. Tout l'ancien pavement îles trois nets de la basilique a été remplacé, en 1728 par un dallage neuf. Mais l'image exacte de la mosaïque de marbres contemporaine de Desiderius est conservée par un dessin relevé en 1713 et gravi- dans l'ouvrage de Dom Gattola1. A côté d'un grand nombre de rectangles, pareils à autant de lapis de prière orientaux, s'élargissent de grandes ligures circulaires, dont les éléments sont formés par des tranches de colonnes antiques en porphyre et en serpentine (Pl. V).

C'est le décor du pavement de Sainte-Sophie de Constantinople, en matériaux plus menus et plus concassés. Une fois au moins ce décor avait été introduit dans une église romaine,, avant le temps de Desiderius. Le pavement de la chapelle Saint-Zénon élevée au (xe siècle, dans la basilique de Sainte-Praxède, se compose d'un grand disque de porphyre entouré de losanges de marbre blanc, vert et rouge, et inscrit dans un carre rempli de petits carrés des mêmes couleurs variées. Ce pavement n'est point, à Rome, une suite directe des marqueteries de marbre appliquées aux lambris des thermes antiques et que les écrivains de l 'époque impériale appelaient Alexandrines-. Dans la chapelle de Saint-Zénon, la mosaïque du pavement est, comme les mosaïques à ligures des parois el de la coupole, une imitation de l'art chrétien d'Orient.

Léon d'Ostie affirme que l'Italie avait perdu, depuiscinq cents ans el davantage, la pratique des pavements de marbre, où fleurissaient toutes les couleurs du printemps3. L'exagération est patente: il n'en est pas moins vrai qu'entre le ix« siècle et la lin du xr on cessa d'exploiter, pour en composer des mosaïques décoratives, les marbres en morceaux dont le sol de Rome était une carrière. L'artifice qui, sur le pavé de la Nouvelle Église, bâtie à Constantinople, au ix" siècle, par Basile le Macédonien, semblait imiter la magnificence bigarrée des paons'1, resta connu en Orient ; le pavement l'orl ancien qui s'est conservé sous la coupole de l'église d'Iwiron, au mont Athos5, ressemble à la fois au pavement de Sainte-Sophie et à celui de labasilique de l'abbé Desiderius.

La mosaïque de marbres à décor géométrique Eut donc réellemenl introduite dans le grand monastère bénédictin comme un secret oriental. On peut même se demander si l'Orient chrétien a seul eu part à cette révélation. Léon d'Ostie parle uniquement d'artistes envoyés delà ville impériale; mais le moine Amatus-, dans sa chronique dédiée à l'abbé

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