‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 124 sur 433 · Mec noues est simus synai sacra jcba FERBNT1S · texte numérisé non relu

Mec noues est simus synai sacra jcba FERBNT1S

L't lkx dbhohstrbt lue que ruiT édita quondaji, Lex hUÏC exivit, siestes onB DUCtt ab uns, Et VOLGA.TA DEDIT Ll'MEX PEU CLTMATA SECM.

i. Léon d'Ostie, III. !8;Mignb, col. 749. De la mosaïque exécutée, par ordre de Desiderius, dans l'abside de la basilique de Saint-Martin, on ne connaît que l'inscription, qui ne donne aucune indication sur les figures représentées.

Sur les mosaïques exécutées à Capoue, au xieet au xii* siècle, on possède des renseignements nets et décisifs. La grande église bâtie dans cette ville par les Bénédictins reçut dans son abside une mosaïque c|iii. commencée par Desiderius lui-même, et achevée par Oderisius, subsista jusque vers 1620. Michèle Monaco, qui a vu cette mosaïque, rapporte que le Christ y était figuré entre saint Pierre et saint Paul1.

Vingt ans après l'achèvement de cette mosaïque, Ugo, archevêque deCapoue, Al décorer, sans doute par des ouvriers bénédictins, l'abside de sa cathédrale. Cette décoration, que Mabillon a vue, en 16873, l'ut jetée bas, avec la vieille abside, dans les travaux d'agrandissement entrepris, vers 1720, par l'archevêque Caracciolo. Mais, avant de disparaître, la mosaïque île In cathédrale île Capoue fut dessinée, par les soins de dom Gattola, l'historien du Mont-Cassin, et publiée par Ciampini dans ses Vêlera Monumenia (fïg. 70;. Ou voit sur l'arc triomphal un médaillon du Christ et les deux figures en pied des prophètes Jérémie et Isaïe. Dans la conque, la Vierge est assi.se, tenant l'Entant sur ses genoux. Saint Pierre et saint Paul se tournent vers elle ; les deux saints patrons de la cathédrale, sainte Agathe et saint Étienne, sont debout, adroite et à gauche du groupe central.

Les deux mosaïques d'absides exécutées à Capoue. au débutdu xu" siècle, ne sont point des compositions byzantines; dans l'abside centrale des églises d'Orient, les artistes ne réservent pas les places d'honneur aux deux princes des Apôtres 3 ; ils ne donnent pas à la Vierge la compagnie des saints vêtus à l'antique, mais l'escorte des anges costumés en basileus ; ils ne mêlent point surtout le Christ à la foule des élus : au sommet des coupoles de Saint-Luc ou de Kiev, comme au fond des absides de Monreale ou de Cefalii, le Pantocrator, élevé au-dessus de toute créature, est gigantesque et seul.

C'est Rome, et non l'Orient, qui a donné le modèle des deux mosaïques capouanes du xii' siècle. Ciampini avait noté l'étroite ressemblance de la mosaïque de la cathédrale do Capoue avec la mosaïque romaine de Santa Maria la Nuova. Dans cette dernière, on retrouve, non loin de la Vierge, les deux grands prophètes qui ont annoncé sa gloire : Isaïe et Jérémie4. De même, le Christ entre saint Pierre et saint Paul de l'église bénédictine de Capoue est celui de Sainte-Praxède, qui , lui-même, a été copié d'après les mosaïques de Sain t- Cosme et Saint-Damien. Le mosaïste bénédictin du xne siècle n'a sans doute pas imtiédirectement une mosaïque romaine vieille de deux siècles. Dans le cours du xi° siècle, les motifs les plus archaïques de l'art chrétien ont été repris à Rome et dans la province romaine, par une école de peintres. Les deux frères Jean et Etienne, pictores romani, ont signé, avec leur neveu Nicolas, la fresque de l'abside de Sant'Elia, près de Nepi, qui reproduit la

1. Sanctuarium Capuanum, p. 165. I. 'église fut consacrée, en 1118, par le pape Pascal II. ■2. Mmeum Italicitm, I, p. 102 ; — lier Ilalkum, p. 100.

3. A Ravenne, saint Pierre et saint Paul n'ont pas place dans les absides (Zimmeiwanî», Giotto, p. 130).

i. I.a mosaïque de Sanla Maria la Nuova est du ix« siècle, l.e motif qui ligure sur l'arc triomphal de la cathédrale de Capoue élait bien plus ancien : le médaillon du Chrisl au sommel de l'arcade et les deux prophètes debout dans les écoinçons apparaissent pour la première fois, au ?" siècle, sur l'arc triomphal de Saint-Paul hors les Murs.

Page 1