‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 22 sur 433 · Poema XXIX (Migne, p · texte numérisé non relu

Poema XXIX (Migne, p

4. Natal. IX, v. 380 etsuiv. (Migne, p. 656; cf. Natal. X, v. 197-199, p. 667). îi. Délia Xolana Stoiia ecelcs., t. I, pl. I, lig. 4.

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Fie. 3. — État de l'atrium dk saint PAULIN au xviii'' siècle, d'après remondini.

les archivoltes en P sont évidemment modernes et ne portent pas trace de mosaïques ; au contraire, les archivoltes en R ont conservé des traces de mosaïques et ont fait partie de la construction primitive.

Si l'on essaie d'éclairer le dessin du xvin" siècle par une description du xvn*. l'embarras redoublera. Le chanoine Ferraro rapporte que les colonnes formaient « une petite église, placée au milieu de la grande», et qui « élait autrefois toute couverte d'une voûte, avec diverses ligures cl divers feuillages de mosaïque 1 ». Rohault de Fleury a imaginé, d'après celle indication, une sorte de double ciborium, surmonté d'une, double voûte d'arête, décorée d'amours vendangeurs'-', line voûte de ce poids, portant sur douze colonnes, les aurait jetées bas avant la mort de saint Paulin. Il faut ajouter que Ferraro n'a pas vu de ses yeux la voûte dont il parle, et que peut-être il se borne à répéter une tradition confuse. Tant qu'après avoir confronté la ruine elle-même et le dessin de Remondini on conservera des doutes au sujet des archivoltes placées en P et lî du plan, il ne sera pas permis de restaurer l'élévation du portique, au-dessus du bandeau qui porte encore les vers de Paulin. En mettant de côte les indications confuses qui nous ont été laissées, on ne pourra nier que celle colonnade rectangulaire, sous laquelle étaient rangés des tombeaux, ne ressemble singulièrement à l'atrium d'un sanctuaire. Si, d'autre part, on relit les inscriptions et qu'on les compare à un passage du XXVIIe Poème de Paulin, on n'aura pas de peine à reconnaître, dans la colonnade qui s'est conservée, le vestibule même que le saint ajouta à la basilique funéraire1. L'édifice damasien, construit et embelli par les marbriers, les charpentiers et les peintres'1, s'ouvrait sur le nouvel atrium par de doubles baies, formant des arcades, à travers lesquelles la lumière se répandait jusqu'au tombeau du saint "'.

1. l>cl Cemeterio Nolano, Naples, 1644, p. 106. Il existe une description de Nota .intérieure de plus d'un siècle nu livre de Ferraro, et dont l'auteur est Ambrogio di Léo (De Nota opuseuhtm, Venise, in-f'>). Mais, pour la connaissance des édifices du Cimetière, on ne peut rien tirer de cet ouvrage, que Rohault de Fleury a eu le tort de citer longuement. Lin effet, l'attention d'Ambrogio di Léo a été détournée, par une erreur singulière, du village, qui devait alors garder tant de restes remarquables des premiers âges chrétiens. L'érudit s'est imaginé que la cathédrale de la ville même de Nola, bâtie à la lin du \v siècle par son oncle, s'élevait sur l'emplacement de la grande basilique de Paulin et qu'elle avait pour crypte la w Confession » de saint Félix. Cf. Remondini, I, p. i 10.

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