‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 21 sur 433 · ltûllAULT DE FlKUHY, 1(1 MeSSC, III, pl. CCI · texte numérisé non relu

ltûllAULT DE FlKUHY, 1(1 MeSSC, III, pl. CCI

5. L'une d'elles, posée sur une base de briques, el striée de cannelures en spirale, a pris sans doute, après le Ve siècle, la place d'une colonne antérieure qui menaçait ruine.

directement sur les chapiteaux, surmontent la colonnade. On distingue sur les intrados et dans les écoinçons de la plupart des arcades, à l'extérieur comme à l'intérieur du quadrilatère, quelques restes de mosaïques à fond d'or (M, sur le plan, fig. 2). rosaces, volutes', oiseaux affrontés (fig. 4). Quelques lettres d'or sont encore visibles sur des bandeaux bleu sombre, qui couraient au-dessus des arcs : huit vers étaient inscrits sur deux lignes superposées, à l'intérieur du quadrilatère

Parvus erat locus ante, sacris angustus agendis, Supplicibusque negans pandere posse manus : Nunc populo spatiosa sacris altaria prsebet Offîciis medii Martyris in gremio.

Cuncta Deo renovata placent, novat omnia sempei Christus el in cumulum honoris amplificat. Sic et dilecti solium Felicis honorans Et spîendore simul protulît et spatio.

Quatre vers, qui étaient comme un résumé des premiers, se lisaient encore, au xviiic siècle, à l'extérieur du quadrilatère, au-dessus d'archivoltes ornées de guirlandes, de croix et de monogrammes :

Felicis pénétrai prisco venerabile cultu Lux nova diffusis nunc aperit spatiis.

Angusti memores solii gaudete videntes Prsesulis ad laudem quam nilat hoc solium 2.

L'évêquequi parle ainsi de lui-même et de ses travaux n'est autre que saint Paulin de Bordeaux : les huit premiers vers de la double inscription se retrouvent dans les manuscrits de son œuvre ', et le saint lui-même les a paraphrasés dans deux passages de ses poèmes, où il nomme l'édifice dans lequel se trouve le corps du saint martyr, et où, comme dans l'inscription, il fait allusion à un double travail de restauration et d'agrandissement'1. Il est donc certain que la colonnade et les mosaïques remontent aux deux premières années du v" siècle, et que le portique conservé était rattaché à la basilique funéraire fondée par saint Damase et rebâtie par saint Paulin.

Les difficultés commencent dès qu'on essaie de reconstituer la disposition primitive de la colonnade. Les fûts antiques forment aujourd'hui un double quinconce (fig. 2). En se reportant au dessin grossier donné par Remondini 5, dans la première moitié du xvme siècle (fig. 3), on y v erra que les deux groupes de colonnes marqués P et H sur notre plan n'ont pas d'archivoltes sur leurs chapiteaux. Devant le monument, tel qu'il subsiste encore, on constatera cependant que ces deux groupes de colonnes sont surmontés d'archivoltes;

1. Dessin assez inexact donné par Rohault DE Flel'rv : la Messe. III, p. 174.

2. Rkuohdd», délia Xolana Sloriu ecclesiastica, Naples, J 7 47 , I, p. 403.

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