‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 276 sur 433 · C. Gavi.ni, l'Arlc, IV, 1901, p. 321 (plan · texte numérisé non relu

C. Gavi.ni, l'Arlc, IV, 1901, p. 321 (plan

2. P. PicciaiLU, Ratsegna Abruzzese, IV, lilOO, p. 40-41 (dessin).

3. P. Piccinim, Monumenti architettonici Sulmonesi, I MOI , pl. XII etX; — Schdlz, II, p. 38, fig. 68.

i. La crypte ilo Sulmona peut faire partie de la cathédrale commencée, en 1075, par l'évèque Transmundus; niais le chevet, auquel sont adossées les voûtes de cette crypte, a été rebâti au commencement du siv' siècle (documents dans l'ouvrage de Piccihilu, p. 80 ; vue du chevet, pl. V). La crypte de Chieti, commencée, avec l'église supérieure, par l'évèque Alto, avant 1071, était consacrée à saint Justin dès 1095. Il est possible que la crypte d'Assergi ait été construite en même temps que l'église supérieure en 1 130 (Gavini, art. cite) ; niais la crypte de Sant'Eusanio doit être antérieure à la date de 1198, qui est celle de la consécration de l'église (Piccimiil, art. cité, plus haut, n° 2).

■:>. Scbulz, II, p. 2 et 3, lig. 60 et 61.

frontière napolitaine. Les cryptes les plus archaïques des Abruzzes doivent être rattachées aux constructions de l'Italie Centrale.

Les églises antérieures à la conquête angevine sont encore nombreuses dans les trois provinces des Abruzzes. La plupart d'entre elles sont des basiliques très simples, à trois nefs.

Il faut mettre à part la singulière église de San Pietro, placée sur le sommet de la colline d'Alba Fucense, parmi les blocs préromains de la citadelle qui fut, au milieu d'une enceinte de montagnes tristes et froides, la prison de Persée et de Syphax. Les parois latérales de cette église appartenaient à la relia d'un temple romain, bâti sur un soubassement de grandes pierres polygonales, au bord d'une pente abrupte. Le temple était un édifice prostyle, précédé de quatre colonnes. Les constructeurs de l'église abattirent la façade de la colla; deux des colonnes furent jetées lias ; les deux autres restèrent debout. Elles furent englobées dans des murailles qui, en continuant les murs latéraux de la cella, donnèrent à l'église une longueur double de celle du temple1. La façade postérieure de la cella fut éventrée pour faire place à une abside, construite, avec son soubassement, tout en blocs romains (fy. 236). A l'intérieur de l'édifice, la division des nefs fut marquée par deux files de huit colonnes cannelées, surmontées de chapiteaux corinthiens, sur lesquels furent élevées des arcades en plein cintre. L'église, qui s'était installée dans le temple en le faisant éclater de toutes parts, et qui avait achevé son élévation de basilique en pillant les ruines environnantes, garda l'orientation du monument païen : sa façade regarda, comme celle du temple, l'orient, et non le couchant.

Cette construction, l'aile d'emprunts à l'antiquité, pourrait remonter aux premiers siècles du christianisme. Mais, dans son état actuel-, la basilique d'Alba n'est sans doute pas, en dépit de son air de vétusté, antérieure à la conquête des Abruzzes par le premier roi normand; la corniche tic l'abside, avec ses modifions sculptés, qui séparent des rosaces ou des monstres d'un relief énergique, est peut-être contemporaine de Frédéric il.

L'église d'Alba reste, d'ailleurs, dans les Abruzzes, un monument unique. Élevée par un abbé inconnu de l'Ordre de saint Benoit, elle est la seule église monastique de la région dont les nefs soient séparées par deux files de colonnes antiques. Le type d'édifice qui devint commun dans les Abruzzes est celui de la basilique à piliers appareillés.

Une église bénédictine, dont la légende fait remonter les origines jusqu'au temps de saint Benoit, et qui, avant le xi" siècle, appartint successivement au Mont-Cassin etaFarfa ', occupe un promontoire boisé, d'où la vue s'étend au loin sur l'embouchure du Sangro et sur l'Adriatique. Ce haut lieu avait été consacré dans l'antiquité au culte de Vénus Conciliatrix. L'église du promontoire voisina longtemps avec les ruines du temple, qui achevèrent

1. C. Pnom, le Antickità d'Alba Fucense, Rome, 1830; reprod. par Salazaro (II, p. 47) et par Hindi (p. 872-873); — SiaiuLz, II, p. 87; Atlas, pl. LU, lig. 8; — P. Piooiaitu, Bivista Abrussese, 1804, p. 200 et suiv.

2. Le portique est une addition du xvc siècle, qui ne fait pas corps avec l'édifice du moyen âge.

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