Stellato speciosa tholo (Migne, col. 667, v
LES MOSAÏQUES CAMP ANIEN NES ANTÉRIEURES A JUSTINIEN
qui ornaient l'abside de la grande basilique, au-dessus de la triple baie ouverte dans la direction du tombeau de saint Félix.
La conque était entourée d'une double inscription en mosaïque1. Cinq distiques alignés sur le bandeau (balteus), qui courait au-dessus tics trois baies ouvertes clans le mur cintré, célébraient les reliques insignes qui rendaient vénérable l'autel élevé dans le sanctuaire. Une seconde inscription, qui comprenait quatorze vers, était, à ce qu'il semble, disposée en demi-cercle au-dessus de la mosaïque absidale. Elle indique le sens religieux de cette mosaïque, qui était consacrée à la gloire delà saiide Trinité2, et elle en décrit les motifs avec un détail si minutieux qu'on a pu restituer de la manière la plus vraisemblable la décoration disparue ;.
La composition se divise horizontalement en deux zones, dont l'une a pour fond le ciel et l'autre un terrain semé de fleurs4. En haut apparaît, au milieu des nuées, la main divine, symbole de Dieu le Père ; audessous, le Saint-Esprit est représenté par une colombe aux ailes étendues ; plus bas encore, une grande croix rayonne dans un large cercle d'or, sur lequel douze colombes, symboles des Apôtres, forment comme une couronne autour du symbole du Rédempteur. Au milieu du paysage paradisiaque, le Christ reparait une seconde fois sous la forme d'un agneau nimbé. Il est debout sur un rocher, d'où s'écoulent quatre fleuves, qui représentent les Evangélistes. La description de Paulin