‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 303 sur 433 · HOC OPUS EXCELSUM MANIBUS CAPE MARIA VIRGO · texte numérisé non relu

HOC OPUS EXCELSUM MANIBUS CAPE MARIA VIRGO

OUEM CtlSTODIA PRIMA.

SACRISTE PETRI SIMUL ABATISQUE IOANI HIC QUI CORDE PIO PRIMIS FAMULANTUR AB ANNIS OUI DECS ETERNIIM TRIBUAT CONSGENDERE REG.NUM. OUI LEGIT HOC TANDEM SEMPER FATEATUR ET AMEN. AVE MARIA GRATIA PL EN A DOMINOS TECUM.

L'abbé Jean /il ériger devant l'ambon qu'il avait donné à l'église de son monastère un haul candélabre du cierge pascal, composé d'une colonne torse qui repose sur un lion imité de l'antique et qui est couronné d'un chapiteau dont les fleurons s'unissent en une triple collerette. Des oiseaux et de petits quadrupèdes sont affrontés à côté des volutes d'angle. Le même abbé fit encore préparer pour lui, en 1 184, un trône de pierre, qui devait compléter de manière solennelle le mobilier de l'église bénédictine, rivale de la cathédrale de Valva3. Ce trône, autrefois adossé au fond de l'abside, disparut, on ne sait comment, vers le milieu du xix' siècle : il était sans doute décoré de rosaces, à la manière du trône épiscopal dont un fragment s'est conservé dans la crypte de la cathédrale do Sulmona.

Deux ambons, qui remontent l'un et l'autre aux dernières années du xue siècle, ornent encore deux grandes églises des Abruzzes : la cathédrale du diocèse de Valva, dédiée à saint Pellinus, et l'abbatiale de San Clémente a Casauria. L'ambon de San Pellino se rattache à ceux de Pianella ei de Bominaco par quelques détails, tels que la frise de fleurons d'iris, les larges rosaces plaquées sur les parapets, au milieu de compartiments rectangulaires, le lutrin saillant, dont le tambour est orné de demi-colonnettes et d'arcatures.

1. Cet ambon a été reproduit pour la première fois par M. Gavini dans VArtc, IV, 1001, p. 327. ■1. L'inscription a été copiée, avec deux ou trois inexactitudes sans importance, par Bixdi fp. 832). 3. Antinori a copié dans un de ses volumes de notes, conservés à la Bibliothèque d'Aquila (t. XXVII), l'inscription gravée sur ce trône :

-j- M. ANNIS OPI s Hoc CAPE CHMSTE IOHARNIS NONDl'M TUANSACTO TL'NC ANXO CCRBERB QUARTO

lus CUM CBHTBN1 ICNOANT OCTUAOBN1 AHHATIS VEBI CAPIATIS AG.MINA CELI.

(Cité par I.BOSINI, Monumenti s/or. arlisl. dell Âquila, Xaples, 1848 ; — par BlKOX, p. 837; — et par PlccNULLI, dans la Rassegna Ahm-zese, III, 1899, fasc. 7, p. 17.)

Pl. XXV

A M BON DE BOM1VACO (AuL'tu

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dans les manuscrits du Mont-Cassin. Les parapets eux-mêmes sont très simplement décorés de roaieespareUlesàdftitries étoiles de mer (P1. XXV)', Une longue inscription qui fait le lourde l'amboas au-dessus de la frise d'acantlie, donne la date exacte du monument: 1180*; elle mentionne, avec le sacristain Pierre el l'abbé Jean, qui ont dédié l'ambon à la Vierge! patronne de l'église de llominaco, les deux souverains spirituel cl temporel qui régnaient alors sur les Abruzzes, le pape Alexandre III et le roi de Sicile. Guillaume 11 :

7 ANNIS M. C. OCÏUAGKNIS.

PRESUI.E TOSC MAC.NO CURULE SEDENTE ALEXANDRO

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