QUEM CUSTODIA PRIMA
SACRISTE PETRI SIMUL ABATISQUE IOANI HIC QUI CORDE PIO PRIMIS KAMCLANTUR AB ANNIS QUI DEUS ETERNUM TRUiUAT CnNSe.ENDERE RBGNTJH. QUI LEGIT HOC TANDEM SEMPKK FATEATfB ET AMEN. AVE MARIA GRATIA PLENA DOMINCS TEI'I'M ,
L'abbé Jean lit ériger devant l'ambon qu'il avait donné à l'église de son monastère un liant candélabre du d'orge pascal, composé d'une colonne torse qui repose sur un lion imité de l'antique et qui est couronné d'un chapiteau dont les fleurons s'unissent en une triple collerette. Des oiseaux et de petits quadrupèdes sont aiïrontés à côté des volutes d'angle. Le même abbé fit encore préparer pour lui. en 1 184, un trône de pierre, qui devait compléter de manière solennelle le mobilier de l'église bénédictine, rivale de la cathédrale de Valva3. Ce trône, autrefois adossé au fond de l'abside, disparut, on ne sait comment, vers le milieu du xix" siècle : il était sans doute décoré de rosaces, à la manière du trône épiscopal dont un fragment s'est conservé dans la crypte de la cathédrale de Sulmona.
Deux ambons, qui remontent l'un et Pautre aux dernières années du xns siècle, ornent encore deux grandes églises des Abruzzes : la cathédrale du diocèse de Valva, dédiée à saint Pellinus, el l'abbatiale de San Clémente a Casauria. L'ambon de San Pellino se rattache à ceux de Pianella et de Bominaco par quelques détails, tels que la frise de fleurons d'iris, les larges rosaces plaquées sur les parapets, au milieu de compartiments rectangulaires, le lutrin saillant, dont le tambour es.t orné de demi-colonnettes et d'arcalures.
1. Cet arnbon a été reproduit pour la première fois par M. C.avini dans FArUt IV, 1901, p. .127. 1. L'inscription a été copiée, avec deux ou trois inexactitudes sans importance, par BlNDl (p. S.12). 3. Antinori a copié dans un de ses volumes de notes, conservés à la Bibliothèque d'Aquila (t. XXVII), l'inscription ■Travée sur cé trône :
H. A*MS OPUS HOC CAPK CBH18TX lOUAMNlS HIS CDBI CENTKN1 JI NO.WT OGTUAOEItl
KOHDCN TRAÏf&ACTO TL'NC ANNO Cl'ItRKIlE QUARTO AB8&X1B VBHl CAPIATIS A G.M I N'A CBLI.
(Cité par I.eosi.m, Monuménti «for, arttit delT Aquila, Naples. 18ïs ; — par Bonn, p. R:i7; et par Piccmn.Li, dans la Rattegna Ahru-.zese. III, IS'JO. Case 7, p. 17.)
L'Art dans l'Italik Méridionale
Pl. XXV
AMBON DE BOMINACO (Arruzzes), daté de 1 180.
Mais le sculpteur s'est affranchi de l'imitation de l'acanthe romaine: il a couvert les chapiteaux de feuilles grasses, pareilles à celles qui s'élargissent autour des rosaces, et il les a séparées et nervées d'un trait vigoureux creusé parle pointillé profond du trépan. Le cierge pascal n'est plus qu'un simple chapiteau posé à l'un des angles du parapet (fig. 257) '. Une inscription moins longue que celle de Bominaco, faisait le tour de l'ambon de San Fellino ; elle comprenait quatre vers, dont les deux premiers sont intégralement conservés:
PO.NTIFICUM SPLENDOB PRESUL FELINE BEATE HOC AI! ODEIUSIO SUSCIPB MARTYR OPUS
Cliché Moscioni.
Fie. 258. — Amison DE BAN CLBUENTE a casaurja (fin DU Xllu siècle).
Oderisius est un évêque qui occupa le siège de Val va pendant plus de trente ans, depuis 1108 jusqu'à 1£00; des deux vers qui suivent il ne reste que deux fragments, qui ont été replacés très maladroitement dans une restauration récente de l'ambon. Le texte complet a été copié au milieu du xix" siècle 2 ; le voici, avec les mots conservés en capitales :
CUJUS IN EXCELSIS P&îimUS PROTECto»' adesto,
et Idolerici tu pius esto uemor