I.'Akt dans l'Italik Mvhii
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La Salutation Angélique (H du plan).
l-onicmoinf;, hJiieot.
La Crucifixion (G J avec le portrait de l'abbé hpiphanc (&2
oioiypie Berthaud
La Vierge reine (N).
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V t>R SAINT-LAURENT
DU VOI.TCRNF.
hellénisée. La déesse, nui avait pris l'antique /We* des divinités orientâtes pour le créneler et s'en taire une powmmh* murale, apparaît au rvters de beaucoup de monnaies frappées pendant deux -nVit- par !<■> villes cl le« princes de l'Asie et de la Syrie1. Les statues célèbres ipii représenlaieut la 'tir/y, des villes (ment reproduites, même dans l'art industriel, jusqu'aux dernières années de l'Empire romain : on a trouvé à Home, en 1793, quatre statuettes d'argent, œuvres du rv' siècle de notre ère. qui sont les tvy*t des quatre grandes villes : Home. ConstaMinopte, Alexandrie et Antioclie '. Les bustes de Rome et de Gonstantinople figurèrent indifféremment, au y" siècle, sur les monnaies des empereurs d'Orient et d'Occident ; liavenne fut déifiée sur les monnaies du roi gotb Allialaric; Cartilage, sur les monnaies des rois vandales.
C'est en Orient que le culte et l'image de la Tâ/r, des villes se. conservèrent le plus longtemps. Les originaux mêmes des statues officielles étaient restés debout dans plus d'uni1 ville de l'Asie Mineure, sous les empereurs byzantins. Le CDTOBOgraphe Malalas décrit fort exactement la fameuse statue de bronze, fondue par Eutychidès pour la ville d'Antiocbe, et qui avait sous ses pieds la figure virile du fleuve Oronle !. D'autres statues d'un type analogue furent transportées dans les palais et sur les places de Gonstantinople, avec tant d'autres dépouilles de l'ancien monde hellénique*. Enfin Constantin éleva luimême, dans la nouvelle capitale, des statues neuves de la'l'j//, de la ville à laquelle il avait donné le nom fleuri d "Av'Joûm, comme jadis les fondateurs de Rome avaient, si l'on en croyait la tradition, donné à leur ville le nom sacré de Flora '. Ces images furent reproduites sur les diptyques d'ivoire et sur les monnaies; elles servirent de modèles aux miniaturistes byzantins. Les miniatures du rouleau de Josué,à la Vatieane, qui remontent au vu' siècle, présentent plusieurs images de femmes assises, avec le polos sur la lôte : ce sont les personnifications d'autant de villes bibliques; auprès de l'une d'elles, on lit clairement la légende : -ï/.:; 'Itjiiyia9. Au x" siècle, une allégorie du même ordre est peinte encore sur le grand Psautier grec de la Bibliothèque nationale de Paris : c'est la colline de Bethléem, v>; liVJ/.siii, représentée par un homme vigoureux et nu, comme un fleuve antique7.
La Tx/ï, de la ville de Jérusalem ne s'est rencontrée jusqu'ici sur aucun monument de l'art byzantin. Mais, par la draperie et la coillure, l'image qui figure parmi les fresques bénédictines de la chapelle Saint-Laurent ressemble étroitement aux représentations de
1. Cf. F. BaBELON, Inventaire (le la collection \Va<tdin<jton, Paris, 1898, p. 568. > . .-
2. Percy-Gardnb», Countries ami Ciliés in ancien! Art [Journal of Util, sluilics, IX, 1888, p. 73-81, pl. V). Les quatre statuettes sont au british Muséum. Les villes Je lîome, de ('.onsianlinoplo, d'Alexandrie et de Trêves sont représentées dans le Calendrier de 354, ouvrage de Pliilocalos, un Gree élahli à Moine, qui nous est connu par des copies du xvir siècle (Strïtûowsei, Jahrb. des K. ». arc*. Instituts, Erganzungslirft I. p. 103, pl. VI).
3. Le texte, qui parait altéré par des gloses, fait allusion à une statue, de même type que celle d'Eutychidcs. qui aurait été élevée par Trajan au théâtre d'Antioche, si; àôyov tî/tjî tîJ; aùt^; jntXeu;, <j-.izoy.i*Tii (sic; lt-o EtMÛxou ksi Aytufy,au BamXîwv Ed. de Ho.nn, p. 276). Vj" ;