‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 68 sur 433 · Voir plus haut, p. 72 et n · texte numérisé non relu

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2. Bibl. nat. de Paris, Ms. grec n- S10. Cf. H. Bobdieb. Description des... manuscrits grecs de la Bibl. nat., p. 62-80.

3. Bibl. du Valic. Vat. gr. n» 1613. Voir les gravures publiées, en même temps que le texte, par le cardinal Anmbm.k Alii\ni : Menologium Grœcorum, Urbin, 1727, 2 vol. in-f°.

4. Dans le Ménologe de Basile II, la plupart des costumes d'hommes et de femmes ont dos ornements en forme de cercles, tout pareils à ceux qui sont dessinés, dans la chapelle du Volturne, sur la tunique de la Vierge et le vêtement des bourreaux qui martyrisent saint Laurent. Le voile sombre, le maphorion syrien, qui entoure la tête et le buste de la Vierge, dans les deux scènes de la Nativité et de la Crucifixion représentées dans la chapelle du Volturne, est un vêtement qui rappelle encore Yhimalion des statuettes helléniques et qui sera reproduit à des centaines d'exemplaires dans les peintures byzantines. Quant aux petits diadèmes posés sur le loug voile transparent qui orne la tête des saintes et des deux Vierges en gloire, ce sont de vraies tiares persanes, telles que les rois mages en portent sur les mosaïques et les ivoires, en même temps que les tuniques de soie et les anaxyrides bariolés.

5. L'élude des personnifications de villes, dans l'art antique et dans l'art chrétien, a élé faite, avec une érudition scrupuleuse, par F. Pirisn : Mythologie der Christlichen Kunst, Weimar, 1851, II, p. 564 et suiv.

hellénisée. La déesse, qui avait pris L'antique polos des divinités orientales pour le créneler et s'en faire une couronne murale, apparaît au revers de beaucoup de monnaies frappées pendant deux siècles par les villes et les princes de l'Asie et de la Syrie'. Les statues célèbres qui représentaient la Tuyi des villes furent reproduites, même dans l'art industriel, jusqu'aux dernières années de l'Empire romain : on a trouvé à Home, en 1793, quatre statuettes d'argent, œuvres du iV siècle de notre ère, qui sont les Tùyou des quatre grandes villes : Rome, Constantinople, Alexandrie el Antioche2. Les bustes de Rome et de Constantinople figurèrent indifféremment, au ve siècle, sur les monnaies des empereurs d'Orient el d'Occident; Ravenne fut déifiée sur les monnaies du roigotn Athalaric; Carthage, sur les monnaies des rois vandales.

C'est en Orient que le culte et l'image de la T-jyr, des villes se conservèrent le plus longtemps. Les originaux mêmes des statues officielles étaient restés debout dans plus d'une ville de l'Asie Mineure, sous les empereurs byzantins. Le chronographe Malalas décrit fort exactement la fameuse statue de bronze, fondue par Eulychidès pour la ville d' Antioche, et qui avait sous ses pieds la figure virile du fleuve Oronte3. D'autres statues d'un type analogue furent transportées dans les palais et sur les places de Constantinople, avec tant d'autres dépouilles de l'ancien monde hellénique5. Enfin Constantin éleva luimême, dans la nouvelle capitale, des statues neuves de la i'>//, de la ville à laquelle il avait donné le nom fleuri d"Av9oûVa, comme jadis les fondateurs de Rome avaient, si l'on en croyait la tradition, donné à leur ville le nom sacré de Flora5. Ces images furent reproduites sur les diptyques d'ivoire et sur les monnaies ; elles servirent de modèles aux miniaturistes byzantins. Les miniatures du rouleau de Josué, à la Vaticane, qui remontent au vu" siècle, présentent plusieurs images de femmes assises, avec le polos sur la tète, : ce sont les personnifications d'autant de villes bibliques; auprès de l'une d'elles, on lit clairement la légende : t.O.:; 'Upiyw6- Au x" siècle, une allégorie du même ordre est peinte encore sur le grand Psautier grec de la Bibliothèque nationale de Paris : c'est la colline de Bethléem, ôoo; Ut.Omï.x, représentée par un homme vigoureux et nu, connue un fleuve antique1.

La Tjyr, de la ville de Jérusalem ne s'est rencontrée jusqu'ici sur aucun monument de l'art byzantin. Mais, par la draperie el la coifl'ure, l'image qui figure parmi les fresques bénédictines de la chapelle Saint-Laurent ressemble étroitement aux représentations de

1. Cf. F. Babelon, Inventaire de la collection Warldintjton, Paris, 1898, p. 566.

2. Percy-Gardner, Counti'ics and Ciliés in ancient Art (Journal ûf ' Bell, studios, IX, 1888, p. 73-81, pl. V). Les quatre statuettes sont au Brilish Muséum. Les villes de Rome, de Constantinople, d'Alexandrie el de Trêves sont représentées dans le Calendrier de 334, ouvrage de Philocalos, un Grec établi à Borne, qui nous est connu par des copies du xvu" siècle (Strzvgowski, Jakrb. des K. D. arch. Instituts, Erganzungsheft I, p. 103, pl. VI),

3. Le texte, qui paraît altéré par des gloses, fait allusion à une statue, de même type que celle d'Eutychidès, qui aurait été élevée par Trajan au théâtre d' Antioche, tij Ujov :î/.i; rij< aùtîjî -oaecj;, <rrepo|«V7|v (sic) 6*6 SeWxou xai Avno/oj [îajtÀiijjv (Ed. de Bonn, p. 276).

4. U.nger, Quellcn der Btjz. KunsUjcschichtc, p. 67, lbJ, 2S0.

3. J. Strzïgowski, Die Tychcvon Konstantinopcl (Analecla Gracciensia, Gratz, 1893).

6. S. Beissel, VaUcanische Miniaturen, Fribottrg-en-Brisgau, 1893, pl. IV.

7. Bordier, Description des manuscrits i/rccs de la Bibl. nat., p. 111 ; — Bayet, l'Art byzantin, p. 139.

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