XIV PRÉFACE
de nos collègues de l'École de Rome, MM. Jules Gay, Georges Yver, Georges Daumet, Maurice Besnier, Louis Madelin.
Après mon retour en France M. G. Perrot, directeur de l'École Normale, a bien voulu me ménager à l'école une de ces situations d'attente oh plus d'un « Athénien » et d'un « Romain » a pu mettre en œuvre les résultats de ses explorations.
Dans la recherche des documents de comparaison très variés que je devais grouper autour des documents rapportés d'Italie, j'ai été secondé de la manière la plus généreuse par des amis tels que MM. A. Venturi, Ch. Diehl, G. Millet et C. Enlarl. J'ai dû des indications précieuses à la bienveillance de M. Léopold Delisle, administrateur général de la Bibliothèque Nationale.
Quelques-uns des monuments que j'étudiais et dont il m'était nécessaire de publier l'image avaient été photographiés avant mon passage. M. Romualdo Moscioni, de Rome (via de' Condolti), avait fait, en 1 890, un voyage dans les Pouilles, sous la direction de M. l'architecte G. Boni, qui devait acquérir une réputation européenne par les dernières fouilles du Forum. De ce voyage l'excellent photographe avait rapporté une collection qu'il mit en vente sous le titre S'Apulià monumentale; depuis lors, il reproduisit quelques-uns des monuments de la Terre de Labour, de la Basilicate et de la province d'Aquila. M. Moscioni voulut bien refaire un second voyage dans les Abruzzcs, d'après l'itinéraire que je lui proposais ; je liens 11 le remercier publiquement de la peine qu'il a prise. M. A. Mattia, de Bari, m'a cédé la propriété de quelques clichés remarquables. MM. Alinari frères ont bien voulu m'accorder gracieusement le droit de reproduire leurs belles photographies de Salerne et d'Amalfi. Dans un second volume, je mettrai largement à profil la belle collection des photographies de Naples qui a été exécutée par M. Sommer, d'après un plan indiqué par la Società di Storia Patria.
La plupart des photographies qui ne sont pas accompagnées du nom d'un photographe et les dessins qui ne sont pas signés en toutes lettres ont été exécutés par moi-même. J'ai trouvé, pour quelques dessins, le collaborateur le plus aimable et le plus habile en M. Charles Emonts. MM. Fernique et Derlliaud ont donné tous leurs soins à la reproduction des figures et des planches tirées hors texte.
Les derniers mots de cette préface seront des remerciements d'ami à l'éditeur, M. A. Fonlemoing, qui n'a rien épargné pour donner l'illustration d'un ouvrage de luxe à ce livre de sévère histoire.
I. — L'Italie méridionale : ses frontières politiques et naturelles. — Les routes naturelles et les voies romaines. — Les
Abruzzes : barrière géographique. — Rome : barrière historique. — Les deux moitiés de la péninsule italienne.
II. — 'topographie de l'Italie du Sud. — Équilibre opposé des deux versants : les régions inaccessibles et obscures. —
La Campanie et l'Apulie. — La via Appia. — L'unique centre : Bénévent. — Le rôle des rivages et la répartition des ports : la vie de l'Italie méridionale reportée à la périphérie. — Les grandes routes de navigation au moyeu âge. — L'orientation de l'Italie méridionale.
III. — Le royaume de Sicile et les dynasties venues du Nord. — Histoire et topographie. — La série des entreprises orientales, de Robert (îuiseard à Charles d'Anjou. — Place de l'Italie méridionale dans l'histoire du moyen âge.