‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 92 sur 433 · Cf. Ugiielli, Halia sacra, I, col · texte numérisé non relu

Cf. Ugiielli, Halia sacra, I, col

2. GosCridi curaVirgo geniti genitura Preses ernt quando fecitte venerando. Fio Biscardi doctaqne manu Bajulardi Annus millenus Christ! decesque vicenus Hic, sub fe I ici regno Divi Friderici, Quartus agebatur quendenua ter comitatur.

(Muhatobi, R. I. S., XXIV, col. 898 et n. 27.) .1. Sur le livre que ce Christ tient ouvert on lit l'inscription : Eyo mm lux mundi.

Fio. 61. — Le christ entre la vierge et le précurseur («^AÉr^i:» ). Fresque byzantine du xir siècle dans la grotte sannicola, près pala-

G1A.NKLL0 (TERRE OUTRANTE).

ces dernières fresques recouvre en partie une autre couche de peintures, qui ne peuvent, en conséquence, être postérieures aux premières années du xiv siècle, cl qui, comme l'église elle-même, ne son) pas antérieures au commencement du xnr*. Les plus anciennes peintures de l'église de Soleto décorent la petite abside : on y voit la Pentecôte, avec des inscriptions grecques, ef des représentations remarquables de la Trinité et de la sainte Sagesse de Dieu (Soœia è A.6yoç 7y 6v), personnifiée par un ange qui porte le nimbe crucigère '. L'exécution est grossière, les visages noirs et terreux.

A côté de ces peintures du mu" siècle, où le modelé fait défaut, comme dans la plupart des peintures qu'on peut attribuer aux deux siècles précédents, on rencontre dans des églises

très éloignées les unes des autres une série de fresques du xnr el du xive siècle, où les couleurs des draperies sont aussi vives et les « lumières » plaquées aussi hardiment qu'aux murs des églises de Mistra et de l'Athos. Tels sont, avec les saints évêques de l'abside de Sant' Angelo au mont Raparo et les scènes évangéliques de San Pietro d'Otrante, les restes de la décoration peintedèia cathédrale d'Anglona, qui survit, debout au sommet d'une colline, à une ville disparue. Anglona était un centre grec, près duquel se trouvait un important monastère basilien dédié à l'archange qui commandait les armées célestes, Sant' Archistratico*. La cathédrale encore debout est une grande basilique du xnr siècle, aux murs de laquelle le badigeon laisse à peine lire, des inscriptions grecques, quelques lettres inintelligibles, cl apercevoir, des légendes de saints racontées sur le mur, quelques lambeaux sans suite. Il vaudrai! la peine de dégager ces peintures, bien conservées sous la chaux, et dont le coloris est d'une remarquable intensité.

Les mômes draperies de couleurs franches, les mêmes types virils rudement accusés par des clairs jaunâtres tranchant sur le teint brun se retrouvent dans une grande fresque votive, presque intacte, qui urne un mur latéral de l'église Santa Maria di Cefrate, à quelques kilomètres de Lecce. La scène représentée est la Dormition de la Mère de Dieu {fig. 62)3. Les monogrammes inscrits sur les nimbes, pour désigner le Christ cl les Apôtres,

Fig. 62. — La ikuimition de la mère de dieu. Fresque byzantine du xive siècle

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