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2. Cf. ni Heo, An», ait. tttpl., aun. 1077, i>° 8, et Trinchbha, SfO. gmc, memb., passim.
*■ t:- 01 6 Smta <>i Cerrate, Lecce, 1889; — Duc de CastrOXEMaho, la Chiaa di S. Maria di Cerrate, Lecce,
1877, p. 19 el 20; — E. A\n il., nu Simone), Gli Stmli storici nella Terra d'Otranto, p. 113-113.
PEINTURES DE LA GROTTE SAN BIAGIO {MASSER! A IESCE), PRES SAN V1TO DE! NORMAN NI
Les peintures du plafond soin de 1 197 ; celles des parois du XIV* siècle.
DANS LES l'A Y S GRECS ET LATINS 140
l'invocation à la Vierge écrite sur un livre que tient un saint évêque1, sont en grec. Les Apôtres s'inclinent vers le lit funéraire, au-dessus duquel le Christ, entouré d'anges, tient dans ses bras l'âme de sa Mère, sous la ligure d'une enfant au maillot. A droite de cette composition, identique à l'une des mosaïques de l'église grecque l'ondée et décorée àPalerme par l'amiral Georges d'Antioche, un personnage laïc est agenouillé, et à côté de lui on lit l'inscription latine : Mémento, Domine, f'amuli Perègrini de Morciano-, Les caractères de l'inscriptiou sont de l'époque angevine; l'édifice qu'on aperçoit derrière le donateur est percé de grandes fenêtres en tiers-point, comme pouvail l'être le palais du prince angevin de Tarente, et le personnage lui-même est vêtu à la mode napolitaine du temps du roi Robert. C'est au milieu du xiv" siècle qu'a été peinte, aux frais d'un Italien, celte fresque, qu'on dirait détachée d'une église de couvent grée.
Les cryptes basiliennes onl conservé, à côté îles fresques monochromes du xie et du xn" siècle et des peintures votives ajoutées depuis le xv« siècle jusqu'à nos jours, des fresques aussi vivement colorées et aussi finement modelées que la grande Dormition de Cerrate. Sur les parois de la grotte de San Biagio une série de peintures à inscriptions grecques ont recouvert quelques-unes des fresques de 111)7. Ces peintures sonl donc certainement postérieures au xh' siècle3. Le motif principal est une Nativité' très chargée de figures, avec l'Annonciation aux bergers, les trois rois à cheval, conduits par un ange, et le bain de l'Enfant [Pl. IV, n° 1). Celte multiplicité de personnages, la vivacité des mouvements, l'estompage délicat du modelé, la clarté du coloris, qui prend des tons crayeux de pastel, rappelleront les peintures du xiv siècle qui tapissent les églises abandonnées de Mistra. Un groupe important est formé par un saint Nicolas, debout et bénissant, cl par deux saints guerriers à cheval, pourfendant de leurs lances des dragons enroulés comme des rubans \Pl. IV, n° ■>,. Tandis que le visage de l'évèque est maigre et creusé de rides, le visage de l'un des cavaliers, gracieusement incliné sur l'épaule, est d'une jeunesse charmante. Le peintre de San Biagio, qui sans doute était un moine, n'a garde de prêter à toutes ses images un air d'austérité et de rigidité monastique : il sail encore, comme les maîtres byzantins du xie siècle, réserver le masque de la vieillesse pour les vieillards et l'expression ascétique pour les ascètes.
Une suite de. figures isolées prend place autour de cet ensemble remarquable. La plus sévère de type et la plus serrée d'exécution se trouve dans la grotte San Nicola, près de Palagianello, où elle contraste, par son coloris net et clair, avec les silhouettes noirâtres de l'abside. L'image représente un saint Pierre SCS PETKUS), debout et tenant un volumen