Pour les détails de la description, cf. Dikhl, p
(fig. 63). Le corps est de proportions très allongées; la draperie se compose d'une tunique bleu pâle à laticlave ronge cl d'un manteau vert. Le visage, très austère', est d'une couleur jaunâtre, ombré en teinte violacée cl éclairé par des hachures blanches. Les caractères de la légende latine sont presque identiques à ceux des inscriptions gravées au-dessus de deux portes du château de Trani, en Pouille, sous le règne de Frédéric II2. (in peul attribuer de même au mu" siècle les deux Madones de la crypte de
Santa Lucia, dans la ville de Brindisi3, et de la grotte appelée la Madonna délie tre porte [fig. 64), en face de Matera '*. A côté d'un bel archange, en costume impérial, peint dans la grotte de Santa Margherita, près Massafrà, avec un coloris doux et blond, on lit ces mots : ARCHAGEL' MICHAEL, en onciales rondes de l'époque angevine"'. Nombre d'autres images saintes du xmeou du xive siècle se trouvent éparses dans les grottes des ravins n.
A côté de ces fresques byzantines, dont le dessin parfois mou et grossier reproduit sans variante des modèles byzantins, c'est à peine s'il y a place, avant le temps du roi Robert d'Anjou, pour une mi deux œuvres dont l'iconographie ou la technique soient incontestablement «latines». A Grispiano, dans la grotta del Gastello (xm* siècle'?), l'on voit, debout aux cotés du Christ, non pas les deux ligures traditionnelles de la Vierge et du Précurseur, mais les deux Apôtres patrons des grandes basiliques romaines, saint Pierre et saint Paul. C'est une représentation unique dans les provinces byzantines de l'Italie du Sud. Le groupe qui a élé peint à Crispiano se retrouve en Sicile, dans la Chapelle du Palais de Païenne, où le Christ csL assis, entre saint Pierre et saint Paul inclinés, au-
!. Los yeux sont fortement cernés, les muscles du cou et L'attache des clavicules accentués avec énergie.
Je n'ai pu voirie saint Pierre, vêtu d'une tunique rouge et d'un manteau blanc, que M. Diehl a noté dans la crypte de l'église du Carminé, à HufTano (l'Art byz. dans l'Italie mérid., p. 80).
:t. Reproduction en chromolithographie dans Salazaro, II, pl. X. Cf. Diehl, p. 47.