Lampadaire en bronze
(Barbedienne). relie, de façon à faire paraître la pièce
plus vaste qu'elle n'est réellement, ou tout au moins, de manière à ne pas diminuer inutilement son étendue apparente.
XLVIII. La décoration mobile d'un appartement, réclame un ordre logique; elle exige une certaine pondération dans la disposition des gros meubles et dans le placement des
TABLES ET DES SIÈGES, SURTOUT QUAND IL s'aGIT DE PIÈCES DITES DE RÉCEPTION. MALGRÉ CELA, UN DÉSORDRE VOULU ET COMBINÉ AVEC GOUT PEUT, DANS CERTAINS CAS, AJOUTER A LA GA1TÉ DE LA PIÈCE, ET AUGMENTER l'aSPECT PITTORESQUE DE LA DÉCORATION.
— Nous nous trouvons ici en face d'une recommandation toute de convenance et de politesse. Il est évident qu'en principe, nous ne devons pas plus admettre le désordre dans une pièce de réception, que nous ne l'admettrions dans notre toilette. Cependant, une certaine confusion, qu'il ne faut jamais rendre accidentelle, et qui devient même parfois « un effet de l'art», peut avoir sa raison d'être, et exprimer, le cas échéant, une idée analogue à celle d'un certain négligé introduit dans notre mise. Ce désordre voulu accentue généralement le caractère pittoresque de la décoration. Toutefois, il ne faut jamais abuser de cette confusion préméditée; et dans tous les cas, on devra toujours la réserver pour les appartements intimes, et conserver, aux pièces de réception, une certaine solennité légèrement cérémonieuse, qui est, si je puis me servir de ce terme, comme la courtoisie du mobilier.