Lettres de Madame de Sévigné, tome IV, page
7. Histoire des plus célèbres amateurs, etc., tome III, page 227.
8. Lettres de Mm» de Simiane dans la collection des Lettres de Madame de Sévigné, tome X, page 125.
plorant pour un malheureux homme dont le fils vient d'être condamné aux galères : « Voilà, dit-elle, un pauvre vieillard affligé que je vous présente, il n'étoit pas domestique, mais sculpteur, qui a travaillé toute sa vie au château de Grignan et de La Garde. C'est un ouvrier qui a été admirable et de pair avec les plus fameux ». Ce dernier trait me paraît achever le tableau.
Après cela, nous pouvons conclure. Il est clair, en effet, que l'art, en ces temps prodigues, était vraiment original, parce qu'il n'était point la propriété, le bien, la chose d'un petit nombre de producteurs indécis, désireux de satisfaire des clients incertains, et redoutant de s'aventurer dans des voies inconnues; mais parce qu'au contraire, il était la chose, le bien, la propriété de la société tout entière, l'expression de ses préférences, la résultante de ses aspirations, la satisfaction intelligente et raisonnée de ses besoins et de ses goûts.
Fig. 14. Mais en résulte-t-il qu'on sera condamné à ne jamais comprendre cette langue?