‹ L'art dans la maison (grammaire de l'ameublement)Chapitre 68 sur 155 · ANNEXE AUX ÉTOFFES ET TISSUS · texte numérisé non relu

ANNEXE AUX ÉTOFFES ET TISSUS

De quelques termes, employés usuellement dans la Passementerie, et qui ont un rapport direct avec l'ameublement.

Agrément. Nom générique, employé pour désigner tout objet de passementerie, s'appliquant au vêtement aussi bien qu'au mobilier.

Bourrelet. Petit moule de bois rond, recouvert de soie, qui se pose au coin d'un oreiller, ou à l'accotoir d'un siège à bois recouvert.

Cartisane. Parchemin ou papier très résistant, coupé en bandelettes étroites, et recouvert de soie perpendiculairement à sa longueur.

Cable. Grosse corde de laine, de coton ou de soie, servant à former les cordons de sonnette, les embrasses de rideaux, et à garnir les meubles et tentures.

Cordelière. Morceau de câblé ou de ganse, terminé à ses deux extrémités par un gland.

Chardon, Chenille. Petites cordes veloutées obtenues, par la torsion d'étoffes spéciales de laine ou de soie.

Crépine. On désignait autrefois sous ce nom, peu usité de nos jours, des franges très courtes à brins fins, très rapprochés. Au siècle dernier, on employait, surtout pour les ameublements royaux, beaucoup de crépines d'or.

Crête. Nom générique, désignant toutes sortes de passementeries raides faites au métier. Les crêtes sont employées surtout pour border les rideaux, et à plat sur les courte-pointes et garnitures de lit.

Dent de rat. Terme de métier, désignant une passementerie étroite, dont le dessin forme des petites dents fort rapprochées. Ce genre de passementerie est généralement employé dans les garnitures de sièges.

Embrasse. On donne ce nom au câblé ou à la cordelière, chargé de retenir des rideaux.

Effilé, Frange. L'Effilé se distingue de la frange, non seulement par la finesse du brin, mais encore parce que l'extrémité inférieure de ce brin est coupé, tandisque dans la frange il est bouclé.

Galon. On désigne, sous cette appellation générique, tous les tissus étroits fabriqués par le passementier. On fait des galons, luisants, sergés, épingles. Ces derniers sont une sorte de réduction du velours de Gènes.

Guipure. Terme de métier, employé pour désigner un assemblage de plusieurs fils enroulés, au moyen d'une torsion momentanée. On fait la guipure raide, quand on la destine à la confection de la crête ; on la fabrique molle quand elle doit former de la frange.

Gland. Tout le monde sait ce qu'en passementerie on désigne par ce mot.

Houppe. Houppette. Fils de soie ou de laine assemblés par une ligature et faisant touffe.

Lézarde. Nom donné à une sorte de galon étroit, qui sert,

dans la garniture des sièges, à recouvrir les jointures des étoffes avec le bois.

Macaron. On appelle ainsi les ornements ronds, qui se posent au coin d'un oreiller, ou à la crosse d'un fauteuil à bois recouvert.

Milanaise ou Napolitaine. Petit agrément formé de deux guipures roulées en spirale Tune autour de l'autre.

Marabout. Gros chardon (voir à ce mot), produisant l'effet d'une chenille épaisse et demi-ronde.

Pompon. On donne ce nom à un macaron formé par du chardon cousu en spirale, et tondu.

Soutache. Petite tresse à deux côtés, on s'en sert comme de cache point.

Torsade. Sorte de gros brin de frange, assez analogue à ce que, dans la passementerie militaire, on appelle la graine d'épinards.

Fig. 128. Appuie-tête en guipure, exécuté par M. Lefébure.

Fig. 129. Un atelier de Céramistes.

Page 1