‹ L'art dans la maison (grammaire de l'ameublement)Chapitre 70 sur 155 · Mémoires, tome VII, page · texte numérisé non relu

Mémoires, tome VII, page

porain de ce galant monarque Mme de Ventadour fit présent au roi d'un cabaret de porcelaine garni d'or». — Lorsqu'en 1768, le roi de Danemark vint en France, Louis le Bien-Aîmé lui offrit un service complet de Sèvres, d'une valeur de cent mille écus2, et, dans une note plus modeste : «Toujours au

jour de l'an, ditMmedu Hausset 3, le roi me donnait pour vingt louis de porcelaines». Enfin, Mme de Pompadour en possédait, au moment où elle dressa son inventaire, pour 1 5o,ooo francs rien que d'anciennes et sans compter celle de Sèvres4. Dès 1760, au reste, la porcelaine était devenue tellement à la mode que les gens du bel air la préféraient à la vaisselle plate 5 : « Quant à nos quatre services de vermeil, je m'en déferai, cela n'est plus de mode et je veux que nous mangions dans des assiettes de Chine ». Ainsi s'exprime le marquis, petit-maître, courtisan, talon rouge, homme de belles manières et de grand ton, dans cette amusante comédie de Néricault Destouches, qui a nom le

Fig. 130. Cornet en faïence, Tambour UOCtUme 6. exécuté par M. Haviland. .T

Notre intention, on le comprendra, n'est pas' d'esquisser ici une histoire de la céramique ni même de donner un rapide aperçu de sa fabrication ; une pareille

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