‹ L'art dans la maison (grammaire de l'ameublement)Chapitre 75 sur 155 · LE PAPIER PEINT · texte numérisé non relu

LE PAPIER PEINT

e papier peint, à proprement parler, ne nous oblige pas à faire d'excursion dans le domaine du passé. Ces superbes tentures, qui couvrent nos murailles, sont une conquête toute moderne, et l'industrie, à laquelle elles doivent le jour, aura, en moins d'un siècle, enfanté ses premiers essais, et atteint le point culminant auquel il lui aura été donné de parvenir. Quelques perfectionnements, que nos arrière-neveux parviennent à introduire dans la fabrication du papier peint, il n'est pas supposable, en effet, qu'ils puissent, sinon comme prix, du moins comme beauté, surpasser de beaucoup les produits de notre époque.

Est-ce à dire, toutefois, que, en raison même de sa courte existence, l'industrie du papier peint n'ait point d'histoire ? Assurément pareille assertion serait téméraire ; et cette histoire s'est même trouvée très clairement mise en action dans une solennité récente. En 1882, à l'exposition de Y Union centrale des Arts décoratifs, les fabricants de papier peint eurent l'heu-

reuse idée de ne pas borner leurs envois à des ouvrages contemporains. Pour bien faire saisir les transformations qui, depuis son origine, s'étaient accomplies, comme fabrication et comme goût, dans leur jeune industrie, ils réunirent, dans le pourtour du Palais des Champs-Elysées, un vaste échantillonnage de leurs produits, commençant à la fin du siècle dernier pour aller jusqu'à nos jours.

Tout d'abord, cette exhibition d'un genre spécial nous faisait assister à la figuration de l'Olympe antique et de l'histoire ancienne. Les aventures de Psyché, Diane et Vénus, la Terre et les Saisons, les ingénieuses allégories de Y Amour qui fait passer le Temps et du Temps qui fait passer l'Amour, alternaient avec la Paix et la Guerre, avec Homère aveugle, et Bélisaire mendiant; le tout transformé en grisailles d'une monochromie écœurante.

Puis, avec le romantisme naissant, on s'embarquait pour aller contempler, au delà des mers, sous un ciel aveuglant et au milieu d'un désert, semé de palmiers d'un beau vert épinard, des gentlemen aux sombreros hauts de forme s'élançant à la poursuite de sauvages emplumés. D'autres fois, les honneurs du spectacle étaient pour un planteur (l'inévitable planteur de ces temps primitifs), gravement assis au bord de l'océan bleu et surveillant des nègres demi-nus, qui embarquaient des colis de formes variées, sur une chaloupe en partance.

Enfin, après avoir martyrisé la géographie, en plaçant l'arc de Titus auprès des cascades de Tivoli, et en transportant le tout au pied de l'Etna en feu; après avoir illustré la Jérusalem délivrée, en nous montrant, au milieu des rutilances du carmin et des flamboiements de la gomme-gutte, un Renaud costumé en troubadour, s'abandonnant aux étreintes d'une Armide peu vêtue, ou encore la chaste Clorinde livrant à Tancrède les plus rudes combats, le papier peint faisait retour vers son vrai but, qui n'est pas de simuler les bas-reliefs ou la peinture, mais simplement de constituer un fond de décoration.

Ce retour, toutefois, ne s'opérait point aussi calme ni aussi rapide qu'on aurait pu l'espérer. Pendant vingt ans, le pauvre

égaré faisait encore l'école buissonnière. Ayant renoncé à représenter des sculptures ou des tableaux, il s'efforçait de figurer des boiseries, d'exprimer des plinthes, des lambris, des pilastres, des frises, des corniches. S'emparant de tout ce qui sort de son domaine, il abusait des cadres, des médaillons, des vases, des bouquets, des fleurs surtout, qu'il prodiguait alors à pleines corbeilles. En dernier lieu, et après bien des hésitations et des tâtonnements, le calme succédait à la tempête, les saillies et les reliefs disparaissaient, les ramages incohérents faisaient place à une agréable symétrie, les couleurs tapageuses à une simplicité tranquille. Telle était l'histoire racontée par l'exposition du Palais de l'Industrie. *

Aujourd'hui, le papier peint est enfin devenu ce qu'il aurait dû toujours être, il a renoncé à la prétention de simuler des reliefs et de raconter des aventures, pour former une tenture plus ou moins riche, qui recouvre un mur plan. Disons vite, toutefois, que ces excursions en terrain défendu ne furent pas sans profiter à ce brillant vagabond.

En même temps qu'il parcourait ces étapes successives, le papier peint voyait, en effet, son outillage s'améliorer et ses moyens de production atteindre à une perfection rare; si bien qu'au point où nous le trouvons parvenu, il n'est pas d'étoffes, pas de tissus, pas de cuir repoussé, pas de matériel, en un mot, qu'il ne puisse contrefaire à s'y méprendre, et dans ce genre d'imitation, qui semble être sa vraie voie, on peut dire qu'il ne lui reste plus guère de progrès à accomplir. Voyons donc par quel ensemble de procédés ingénieux, on est parvenu à ces brillants résultats.

La fabrication du papier peint, quoique réduite, par ses progrès mêmes, à une simplicité aussi grande que possible, ne laisse pas cependant, que d'exiger encore un nombre d'opérations assez considérables, fort délicates, et qui réclament beaucoup de soin et d'habileté.

Le papier, matière première, est livré, le plus souvent, au fabricant, sous forme de rouleaux de om,5o de hauteur sur 8m,5o de long, et dans des qualités et épaisseurs qui se pro-

portionnent à la beauté et au prix, que doit atteindre le produit terminé. La première opération que le fabricant fait subir à son papier est de le foncer, c'est-à-dire de le couvrir, sur toute son étendue, d'une teinte parfaitement uniforme. Ce premier fond doit être posé d'un seul coup, à l'aide d'une brosse et sans que le fonceur se reprenne, car chaque reprise risquerait de produire une inégalité de tons. Le rouleau étant foncé, on le place sur un étendoir, où il sèche. Lorsqu'il est sec, la teinte qui le recouvre est mate. Veut-on qu'elle soit brillante, c'est-àdire que le papier soit satiné, on lustre ce fond, en le frottant avec une brosse dure, montée sur un sabot et reliée au plafond par une tige de bois, que l'on nomme flèche, et qui opère sur le papier une énergique pression. Ce frottement fait reluire la couleur, et après cette opération le papier est dit satiné.

Les couleurs, dont on peut couvrir le papier, par cette première opération, sont variées à l'infini. Elles vont de l'azur le plus vaporeux, au vert le plus intense, des tons crème les plus délicats, aux sombres reluisances des vieux cuirs, du rose le plus tendre, au grenat le plus soutenu, en passant par toute la gamme des rouges, des jaunes, des bleus, des violets et des verts.

Le papier, ainsi mis en couleur, mat ou satiné, peut être appliqué sur la muraille, et, si le ton est bien choisi, si le panneau qu'il recouvre est encadré par une bordure bien appropriée, on est déjà en droit d'en attendre des effets très satisfaisants. Mais généralement, on est plus exigeant et, sur ce premier fond, on applique un dessin plus ou moins riche, plus ou moins voyant, plus ou moins compliqué.

Ce dessin est obtenu à l'aide d'une impression, produite par l'application de planches gravées en relief. Lorsque le dessin, qu'on imprime ainsi, est en camaïeu, c'est-à-dire conçu dans une même couleur, en ton sur ton, les planches sont relativement peu nombreuses. Souvent elles ne dépassent pas le chiffre de trois ou quatre; car chaque planche ne peut imprimer qu'un ton. Mais lorsque le nombre des couleurs est considérable, alors ce n'est plus quatre, c'est dix, c'est quinze, c'est vingt

Planche XVII

l'APIER PEINT VELOUTÉ cxccuic par M. Follol (fac-similé photographique

impressions successives que doit subir le papier, et Ion se rend compte des précautions infinies, du soin extrême, de la précision que réclament ces quinze, ces vingt repérages successifs, lesquels doivent se reproduire jusqua seize fois chacun, pour arriver à couvrir un rouleau de huit mètres de longueur.'

Une opération de cette sorte ne laisse pas que d'être fort compliquée et très longue. Elle exige, en outre, chez ceux qui s'y livrent, un difficile apprentissage. Les très bons ouvriers sont donc relativement assez rares, et comme leurs salaires sont naturellement en proportion de l'habileté acquise, et de l'intelligence déployée, il en résulte, que les façons subies par un papier chargé d'un nombre considérable de couleurs, rendent celui-ci d'un prix forcément élevé. Or, nous aurons bientôt l'occasion de le constater, l'industrie du papier peint est une industrie essentiellement démocratique, il était donc tout naturel qu'elle s'efforçât de remédier à un inconvénient majeur, qui rendait ses produits difficilement accessibles aux petites bourses. De la sont nées de très curieuses recherches, pour arriver à substituer l'outil à l'homme, recherches, qui ont amené la découverte et la mise en pratique d'une série de machines, qu'on peut, sans hésitation, qualifier de merveilleuses.

La première de ces machines, dit machine à foncer, saisit une bande de papier de la longueur de cent rouleaux ordinaires (85o mètres); elle la couvre, au moyen de brosses rotatives, d'un fond de couleur uniforme, l'enlève sur des barres, la promène dans un séchoir, et porte, soit a la machine à imprimer, soit au coupage, ce gigantesque, cet immense ruban qui, à peine sèche, peut se trouver ainsi divisé en cent fragments d'égale étendue.1 La seconde machine, dite machine à imprimer, composée d'une série de cylindres gravés, portant chacun une couleur, reçoit le rouleau foncé, et sans être coupé, le conduit à travers ses nombreux cylindres, qui sont parfois au nombre de vingt, le met en contact successivement avec chacun deux, et, de chaque contact, naît l'application d'une couleur, d'une nuance, d'un ton, qui, venant se fixer juste au point qui lui est assigné par le dessin général, concourt, dans la mesure exacte de ses

moyens, à la formation du décor. Ainsi, en moins de vingt minutes, par ces procédés remarquables, on peut produire et livrer au commerce cent rouleaux de papier imprimé de vingt couleurs.

Mais ce n'est point tout. Non contents de produire des imitations de tissus unis, les fabricants ont eu l'heureuse idée de contrefaire des étoffes veloutées et dorées. Pour fabriquer le velouté, ils ont recours à un procédé aussi simple qu'ingénieux, et dont voici les étapes principales. On prend une certaine quantité de déchets de laine convenablement teinte, et réduite à l'aide d'un moulin, en poussière impalpable. On place cette laine dans une très longue caisse, dont le fond est formé par une peau tendue comme celle d'un tambour. Le papier qu'on veut velouter reçoit sur toute sa longueur, ou sur des parties spéciales — bandes ou fragments de dessin, etc. — l'application d'un mordant, puis il est couché dans cette caisse, et un enfant frappant le dessous du tambour, fait voler la poussière qui, retombant sur les parties mordancées, s'y attache fortement et donne, aux parties où elle se fixe, l'apparence d'un velours. Cette opération s'appelle draper le papier, et la caisse dans laquelle on l'étend tambour à draper ou drapoir. Le dessin exige-t-il plusieurs nuances de veloutés, ou des veloutés de diverses épaisseurs, on recommence l'opération autant de fois qu'il est nécessaire, et c'est ainsi que s'obtiennent ces merveilleux velours de Gênes, ces étonnantes tapisseries, et ces chepiottes, qui, à deux pas, simulent à s'y méprendre les velours à parterre ou les tapis d'Orient.

Pour la dorure, on agit absolument de la même façon, avec cette différence qu'au lieu de déchets de laine, c'est une poudre de cuivre que l'on place dans le tambour. Le rouleau, recouvert d'une impression au mordant, est passé. Au passage, il se couvre de poussière brillante, que le mordant fixe sur certaines parties, et, plus tard, pour enlever à cet or son mat, on fait courir sur la dorure une roulette cylindrique de métal, qui la brunit et lui donne son éclat.

Il fallait s'attendre qu'une fois en si bon chemin, l'intelligente

initiative des fabricants de papier peint ne s'arrêterait pas à moitié route. Aussi, non contents d'avoir donné à leur produit l'aspect général de l'étoffe, s'efforcent-ils encore de copier son fil, son relief et son grain. Cette nouvelle transformation s'obtient soit par le cylindrage, soit par l'estampage au balancier. Le cylindrage s'opère au moyen de deux cylindres, l'un en métal, formant matrice, c'est-à-dire portant en creux les reliefs dont on veut couvrir le papier ; l'autre en papier, formant tampon, qui épouse exactement les creux du cylindre métallique. Pris entre ces deux cylindres, et soumis à une pression considérable, le papier contracte ainsi une empreinte qu'on pourra, dans la suite, difficilement effacer1. Le cylindrage convient particulièrement pour donner au papier l'apprêt de la moire, les cannelures du reps, le gonflement de la brocatelle, le gobeliné de la tapisserie.

Lorsqu'il s'agit, non pas de contrefaire des étoffes d'un grain plus ou moins fin, mais les généreuses saillies d'un cuir gaufré, ou les puissants reliefs d'une guipure se détachant sur un fond uni ou moiré, c'est au balancier qu'on a recours. Là encore, la matrice est en métal et sa contre-partie en papier, et l'énorme pression du balancier communique, au rouleau qu'il comprime, un estampage, dont les ondulations rendent l'illusion complète *.

Enfin, pour les sortes de grand prix, on a encore recours à mille raffinements, qui achèvent de faire du papier peint un vrai trompe l'œil. Trouvant que le satinage, obtenu avec une brosse dure frottant sur le fond, ne produisait pas des reflets assez brillants, on a substitué à la couleur ordinaire des poudres de bronze de toutes nuances, qui donnent au papier l'éclat vibrant de la soie. Le rouleau foncé et gaufré est parfois repris au pinceau et rechampi à la main, ce qui lui communique, par les hésitations du travail individuel, une saveur qu'une machine, quelque perfectionnée qu'elle puisse être, ne saurait comporter

1. Parfois le cylindrage s'opère avec un seul cylindre, courant sur le rouleau de papier et l'écrasant de son poids.

2. On est également parvenu à produire à la machine ces diverses opérations, dorure, cylindrage, gaufrage. Il en est de même pour les veloutés. Les baguettes qui frappent le tambour, au nombre de 60, sont mises en mouvement par une machine a spirale.

D'autres fois, à l'aide de planches de poirier piquées de lamelles de cuivre, enfoncées au marteau, on arrive à simuler à s'y méprendre les piqûres de l'aiguille, les coutures, les croisements de la chaîne et de la trame, et les inégalités produites par le maniement de la navette ou du crochet.

On peut dire, au reste, qu'il n'est pas de subterfuges intelligents, pas de procédés subtils, pas de ressources ingénieuses, auxquels les fabricants n'aient eu recours dans ces dernières années. Si bien que, désormais, tous les obstacles semblent aplanis, et que leur production ne connaît d'autres limites, que celles à eux imposées par la nature même du produit qu'ils mettent en œuvre

Après avoir résumé, en quelques lignes, les prodiges accomplis par cette remarquable industrie, il nous faut maintenant examiner, aussi rapidement que possible, les conditions particulières qui doivent présider au choix et à la mise en place du papier peint.

Le papier peint est aujourd'hui universellement employé comme tenture. Pour expliquer son surprenant succès, une femme de mérite, qui ne connut que les premiers bégaiements de cette industrie, alors dans sa toute première enfance, Mme de Genlis, croit utile de faire intervenir cette mode singulière, qui régnait déjà de son temps, et qui sévit encore au nôtre, sous le nom d'anglomanie.

« Les femmes, nous dit-elle, ne portoient plus que des robes à l'angloise, des papelines (sic), des moires, des toiles, du linon d'Angleterre... La poterie angloise faisoit dédaigner les porcelaines de Sèvres, on reléguoit dans les garde-meubles, les magnifiques tapisseries des Gobelins pour y substituer du papier bleu anglois »2; et, autre part, « Les Anglois n'ont fait nuls efforts pour imiter nos superbes tapisseries des Gobelins, mais ils en

1. Jadis le papier teint, était fabriqué à l'aide de feuilles, obtenues à la main et collées bout à bout. Aujourd'hui, non seulement le fabricant du papier livre (nous l'avons vu), des bandes de 850 mètres de long, mais on est parvenu à foncer et à draper des rouleaux comportant im,5o de largeur. Enfin, on a peu à peu proscrit l'emploi des couleurs nuisibles, et les papiers peints, même les veloutés, mis dans le commerce, ne contiennent aucune matière toxique et n'offrent aucun danger pour la santé de ceux qui en font usage.

2. Dictionnaire critique et raisonné des Etiquettes de la Cour, tome I, page 37.

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ont fait passer la mode avec du papier peint » '. Certes, n'est-il pas singulier de voir une femme intelligente, qui n'aimait guère les Anglais, leur faire ainsi bénévolement honneur d'une invention éminemment française.

M. Charles Blanc, dans un livre plus récent2, prétend légitimer la prise de possession de nos murailles par le papier peint, à l'aide d'un prétendu axiome, qui ne nous paraît guère mieux choisi. «Le papier peint, dit-il, convient à l'ornement des murs, parce que l'apparence suffit pour ce qu'on ne doit pas toucher ». Mais voilà une prétention, à tout le moins singulière, qui s'applique encore mieux aux tableaux et aux statues, qu'à la tenture de nos murailles, et certes on irait loin si l'on généralisait un pareil précepte, en l'adaptant à la multitude de choses, sur lesquelles il n'est pas licite de promener ses doigts.

Nous laisserons donc, s'il vous plait, Mmc de Genlis avec son anglomanie, M. Charles Blanc avec son étrange excuse, et, reprenant une des remarques faites dans le premier chapitre de ce livre, nous constaterons simplement que, par suite de l'incertitude de nos destinées, de l'état précaire de nos installations, du renouvellement constant de mobilier, renouvellement qui s'opère presqu'à échéance fixe dans la plupart de nos habitations, la nécessité des tentures à bas prix s'est imposée à la généralité des citoyens français, et que l'industrie du papier peint, en réalisant les merveilles que nous venons d'indiquer, n'a fait que se conformer à un besoin social, à une nécessité dérivant en quelque sorte de nos mœurs.

Ceci étant admis, deux manières se présentent de comprendre l'application du papier peint sur nos murs, et les devoirs décoratifs, qui découlent de cette application : Ou bien, poussant la logique jusqu'au bout, et obéissant à cette loi moderne qui nous force à des installations précaires, nous ferons consister la décoration de notre muraille surtout en objets mobiliers, tels que tableaux, gravures, médaillons, miroirs, statuettes, panoplies, etc., que nous pouvons apporter et accrocher, décrocher etem-

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