UTILITÉ DES COUPURES
Ici interviennent les coupures séparatives des travées.
Un mur ondulé où les briques se liaisonneraient sans discontinuité subirait pendant la période de sécheresse des lézardes telles que les indique la flg. 31 A :
)>y>^^>\^^\wy\-'>S'<-N--'~>^V^'^'-''SS^^-''^^^
Tronçonnons la masse par des coupures X (flg. 31 A'), les retraits se régularisent :
Au lieu de fentes disséminées qui compromettraient la solidité, il se produit en Xune simple disjonction.
D'ailleurs ce n'est pas au seul point de vue des retraits que le sectionnement se justifie :
Les travées, rendues indépendantes, peuvent tasser individuellement si le sol s'affaisse;
Et, lorsque les assises se resserrent sur elles-mêmes, plus elles présentent de coupures moins elles sont exposées à plisser.
CAS ou LES DISPOSITIONS SE SIMPLIFIENT.
Nous avons cité (pag. 25) des exemples où le type est plus ou moins incomplètement observé :
Rapprochons les simplifications des circonstances qui les accompagnent.
L'ensellement des travées concaves s'explique ''pag. 38) par le besoin de compenser les inégalités de tension hygrométrique qui existent dans l'épaisseur des murs.
Lorsque les murs sont peu épais ou peu exposés à Thumidité, ces inégaUtés sont négligeables :
L'ensellement s'observe dans les murailles de Karnak e( d'El Kab, dont le pied est presque atteint par les filtrations, et dont l'épaisseur excède 12'".
Pour les enceintes de Philé, Ombo, Dendéra on s'est contenté de lits cylindriques (pag. 25 flg. 16).
counriNKs interhomi'Ues par des travkes concaves.
La principale muraille d'Abydos (Kom es Sultan, pi. VIII 2) est située loin du Nil : On a considéré comme une garantie suffisante contre les glissements la présence de quelques paliers concaves rompant de loin en loin la continuité des courtines.
.Ml'RS SIMPLEMENT SECTIONNÉS.
A l'enceinte de la cour d'Edfou (pag. 25 fig. 10), on parait avoir compté sans réserve sur l'horizontalité du sol. Point d'ondulations dans les lits; on s'est préoccupé uni(iuomonl dos effets do dilatation et de retrait :
■.1/ ■ ' ni ^ffm'-Vf.'Àf'Vi^
Www^
R' ■lamiiata'i ,
rP
:' Tq B ^ c — -
Le mur — du moins avant son suihaussemcnt — se réduisait (fig. 32) à une courtine bàti(> par lits horizontaux, et subdivisée en tronçons allornativoiiioiil longs et courts.
Le tronçon de tête p développait sur le sol une résistance de frottement R suftisante pour équilibrer l'effort de poussée dû au gonflement. Le sectionnement du massif empêchait les gerçures par retrait.
Enfin nous rencontrons à Karnak, dans le soubassement de l'enceinte du temple de Moût, un massif ondulé qui ne présente aucune trace de sectionnement.
Ce massif est construit en briques cuites (pag. 11), c'est-à-dire en matériaux dont le volume ne varie pas : On n'avait aucune raison de le subdiviser par des coupures.