‹ L'art de bâtir chez les ÉgyptiensChapitre 27 sur 94 · C. — OGIVE ET ARC DE CERCLE · texte numérisé non relu

C. — OGIVE ET ARC DE CERCLE

A défaut de la chaînette — ou de cette anse de panier surhaussée (|ui en est l'équivalent pratiipic — les deux profds où se développent les moindres efforts d'extension sont l'arc de cercle et l'ogive :

L'ogive se ronconire dans les jjIus anciennes toml)es do Sal^ara ; c'est (pi. Xil 2) le prolil d'un aqueduc (mi briques cuites de Médinct Abou qui présente une extrême analogie avec l'aqueduc assyrien de Khorsal)ad.

Quant à l'arc de cercle, nous le trouvons (pi. XIII 1) appliqué à Deïr el Médiné.

MODE DE DIRECTION DANS l'eSPACE.

Le tracé de ces courbes dans l'espace se fait très probablement à l'aide de fils directeurs, de simbleaux.

Pour un berceau à trois centres, il suffit d'un système de fils offrant la disposition fig. 40 :

Pendant l'exécution de l'arc inférieur AN, le brin AC est libre, le brin A'C tendu;

L'arc supérieur NS s'obtient au moyen des trois brins tendus.

Pour une ogive, on emploiera (fig. 41) un simbleau à deux brins d'égale longueur OM, O'M :

Pendant la construction de lare AS, le brin O'M est lâche.

Ordinairement le simbleau se meut non dans un plan vertical, mais dans le plan même de la tranche : Quand la section droite paraît déroger à la définition pag. 46, on retrouve le profil théorique en mesurant la flèche suivant Tinclinaison des tranches (fig. 42 : Assasif).

Le fil directeur ne donne dans l'espace que des indications approximatives : aussi les profils manquent de régularité, à ce point qu'on rencontre dans un même groupe de voûtes (pi. XI) des courbes variant de l'arc surhaussé à une forme qui est presque l'ogive.

Page 1