COMPOSITION ET MISE EN OEUVRE DES MORTIERS
Nous ne connaissons aucun exemple du mortier de chaux et sable : Les Égyptiens employaient le plâtre, additionné d'une quantité de sable qui varie entre le quart et le quadruple de son volume.
Le sable est ordinairement terreux.
Le plâtre provient de carrières oîi il se trouve mêlé de pierre h chaux : il est très impur, et assez mal cuit. Comme le combustible était cher, on tâchait de l'épargner.
Dans bien des cas, des cristaux de gypse ont résisté au feu. A plus forte raison les parcelles de pierre à chaux durent échapper a la cuisson : Elles n'ont pas fourni de chaux, mais se sont incorporées a la masse, au même titre que le sable.
On peut donc considérer la matière active comme étant exclusivement du plâtre.
Le plâtre fait prise presque instantanément ; il fallait opérer le gâchage sur place au fur et a mesure des besoins, et hâter la mise en œuvre : peut-être procéder par coulage.
Aux pyramides de Gizé le mortier garnit assez mal les vides :
Sans nul doute il fut coulé, après la pose des pierres, dans les interstices qu'elles laissaient entre elles.
En général le mode d'emploi est aussi négligé que la fabrication : Les Égyptiens ne voyaient dans le mortier qu'un remplissage; ils le traitaient comme tel.
LA STRL'CTURP: des EDIFICES.
La iig. 49 résume les dispositions d'un édifice appareillé
Si l'espace à couvrir est assez restreint pour être franchi d'une seule volée par des dalles plafonnantes, la construction se réduit à ces dalles et h leurs pieds-droils ;
Si l'espace est plus grand, on le fractionne par travées au moyen de files de piliers portant des poutres de pierre ou architraves, sur lesquelles repose le plafond.
A ce type se ramonent le portique, qui est une galerie ouverte sur une de ses faces; et la salle liypostyle. ((ui csl un porticiue à multiples travées.
MURS
Les éléments se réduisent donc à trois : Le mur; Les piles et leurs architraves; Les dalles plafonnantes.