‹ L'art de bâtir chez les ÉgyptiensChapitre 59 sur 94 · LES GRADINS DE MONTAGE · texte numérisé non relu

LES GRADINS DE MONTAGE

En exposant le fonctionnement des engins, nous avons demandé d'admettre comme un fait qui trouverait ultérieurement sa vérification, que le montage s'opérait par échelons, le bloc franchissant l'un après l'autre les degrés d'un massif de terre.

C'est au.\ grands pylônes de Kaiiiak (juc le système a laissé les traces les plus pariantes. Quatre exemples existent : à chacjue face des deux pylônes correspond un massif d'échafaudage.

KlAT .VCTIKL DKS ECIIAl- AID.VC.KS DK KARNAK.

Des (juatre massifs, \c mieux conservé est celui que reproduisent la fig. 71 et la pi. XIV.

ÉCHAFAUDAGES D H TEIillE. 87

On y distingue une série d'éperons de brique crue, entretoisés par des murettes transversales, et plus espacés dans la moitié de gauche que dans celle de droite.

Le contour est jalonné sur le parement du pylône par des trous 71 où s'engagèrent les solives de huttes que les fellahs ont jadis élngées sur le monticule.

Ce contour est un triangle à l'inchnaison | : L'un des côtés aa' part du portique a\ l'autre aboutissait au jambage c de la porte centrale.

Quant au profil, il est marqué sur les parements du portique a.

Dans la partie envahie par les terres, ce portique n'a pu être ravalé, le chapiteau d'une colonne est resté brut (pL XV 1) :

En suivant la Hgne où le ravalement s'arrête, on reconnaît une inclinaison à 45°.

Ainsi l'on a deux sections très nettes qui définissent la forme générale.

Le massif était une demi-pyramide, une pyramide coupée diagonalement par le pylône.

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