‹ L'art de bâtir chez les ÉgyptiensChapitre 63 sur 94 · TEMPLES · texte numérisé non relu

TEMPLES

L'emploi de terrassements au lieu d'échafaudages en charpente paraît tout indiqué :

Si l'on jette les yeux sur le plan d'un temple égyptien, on est frappé de l'étroitesse des vides. Les colonnes, dont l'écartement est hmité par la portée des dalles plafonnantes, se pressent les unes contre les autres.

Remblayer les intervalles serait une dépense insignifiante, et, au point de vue du montage, une ressource précieuse :

SALLES llYPOSTYLES.

Que l'on imagine (flg. ci-contre) l'enceinte de la salle remplie par un massif de remblai montant à mesure que s'élèvent les colonnes et les murs.

Des degrés de brique, semblables a ceux des pylônes de Kar-

CHANTIERS DES TEMPLES

nak, permetlronl de liisser les matériaux sur le Icrre-plem : et ce terre-plein, se rehaussant progressivement, constituera une plateforme de pose où toutes les manœuvres se feront avec autant de facilité que sur le sol même.

CAS GÉ.NKBAt..

S'il existe au pourtour un espace libre où puissent se développer les escaliers de montage, la méthode sera de point en point celle que nous saisissons sur le fait à Karnak : On bâtira la salle (fig. 75)

r.Ar^ \.l

tout comme on a construit le portique de la grande cour (pag. 92), qui est en somme une salle hypostyle à r.ne seule ti*avéo.

Mais l'espace peut iWwc (U'Iaul :

Alors on reporte a l'inlrricur (tig. 70), dans une brèche A', la

Itarlicdc l'oscnlior fpii no trouve point sa place au dehors.

CHANTIERS DES TEMPLES

Et, en fin d'opération, on comble la brèche à l'aide de matériaux T provisoirement entreposés sur la plate-forme.

PORTIQUES ET CLOTURES.

Cet artifice, qui permet de suppléer au manque d'espace, s'est présenté à propos des ouvrages d'argile.

En voici (flg. 77) l'application aux cas d'un mur de pierre a et d'un portique c :

On utilise pour le montage les assises mêmes de l'appareil, sauf à convertir, à l'aide de briques, un groupe de deux ou trois assises en un gradin a giron profond sur lequel l'ascenseur puisse librement osciller.

Ainsi furent probablement élevées ces clôtures qui bordent les chemins de ronde des temples; ainsi le furent les portiques lorsqu'on n'eut point, comme à Karnak, la ressource d'un échafaudage existant (pag. 92).

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