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LES ECHAFAUDAGES DE RAVALEMENT

Le ravalement, au moins pour l'intérieur des salles, n'exige aucune installation spéciale :

En déblayant les terres on obtient une plate-forme qui s'abaisse au fur et à mesure des besoins.

CHANTIERS DES TEMPLES

Les parements extérieurs, et peut-être quelques travaux de parachèvement, sont exécutés à l'aide d'échafaudages volants, dont les trous d'attache se distinguent le long des terrasses d'Edfou et aux rebords des grands chapiteaux de Karnak (pi. XIX 2, XVIII 2).

Indépendamment des attaches d'échafaudages volants, on distingue îi la salle hypostyle de Karnak (fig. 78, pi. XVI 2) des amas de terre maintenus par des revêtements de brique, et qui correspondent à des parties de l'édifice où le décor est resté à l'état d'ébauche.

M. Lograin. qui a iiien voulu nous les signaler, les interprète ainsi : Ramsès II, impatient de jouir de son œuvre, aurait fait déblayer la salle avant son complet achèvement.

Quelques travées peu en vue n'étaient alors qu'épannelécs : Pour les ravaler on établit ii leur endroit de nouveaux remblais.

Un événement inattendu interrompit le travail, et les remblais sont encore en place.

PYRAMIDES KT llVPOilKF.S.

Sauf de rares exceptions telles que la tombe d'Ounas à Sakara.

CHANTIi;US DES PYlïAMIDES.

les pyramides sont exécutées par application successive de tranches de maçonnerie aux flancs d'un pyramidion central :

Ce sont des masses progressivement grossies, et croissant comme d'immenses cristaux, par couches (fui s'enveloppent les unes les autres.

En dehors de cette hypothèse, nous aurions peine à concevoir (flg. 79 A, Mycérinus) des tihambres souterraines telles que a dont

les couloirs d'accès se perdent dans le massif :

Originairement l'oriflce c était hbre; c'est en s'élargissant que la pyramide l'engloba.

D'autres couloirs d se prolongent k travers des couches qui sans doute n'étaient point prévues au projet primitif et, au heu de déboucher à fleur du sol, viennent aboutir en des points tels que b.

L'accroissement par enveloppes peut donc être considéré comme la règle.

PYRAMIDKS PROPREMENT DITES.

Nous parcourrons dans cet ordre d'idées les exemples principaux, à commencer par les pyramides à faces planes, dont le type est Gizé.

GIZB.

STRUCTURE

Qu'on imagine (fig. 79 li) un noyau n composé d'assises de libages; et, s'emboîtant aux flancs, une couche m qui se raccorde,

CHANTIERS DES PYRAMIDES

lit par lit, avec le massif formant noyau : Tel est l'aspect de la pyramide en cours d'exécution.

A son tour la couche m sera recouverte par une autre m'. Et ainsi de suite.

Les redans (fig. ]80) qui résultent de la retraite progressive des assises assurent la liaison mutuelle des couches.

Pour la dernière, qui forme cliape et porte le parement, on a subordonné l'appareil à l'épaisseur des pierres décoratives du parement.

Ces pierres proviennent de carrières où la hauteur de banc est moindre :

Deux assises de la chape équivalent à une assise courante.

De sorte que la dernière enveloppe répond aux indications lig. <S0 B.

nKCONSTITt'TION Dl." ClIA.NTItU.

Suivant une tradition recueillie par Hérodote (Il 12i. 1*2')). les pierres arrivèrent du Nil îi pied d'anivre sur des chaussées; et gravirent, comme autant d'échelons, les retraites des assises à l'aide d'une macliine (lu'il caractérise ainsi :

l<]lle était faite de petits l)uis; et peut-être. ;\ioute-l-il, elle se transportait de retraite en retraite.

Les chaussées d'amenée existent encore :

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