‹ L'art de bâtir chez les ÉgyptiensChapitre 66 sur 94 · RAVALEMENT · texte numérisé non relu

RAVALEMENT

L'opération du ravalement consiste (fig. 80 B. pag. 100) à supprimer, abatti'e sur tas les angles des pierres de parement.

Suivant une méthode qui est générale (pag. 56), les parties supérioui'cs furent ravalées les* premières : La pyramide, dit Hérodote, fut parachevée {iz?-z'.ifir,) '<^ commencer par I(> hauL

Il ne fallut pour cela aucune installation :

Los blocs r non encore retaillés formaient des paliers où les ouvriers travaillaieni ii IcHU'aise.

ou SE l-AUniQUKNT, COMMENT s'EMPI.OIENT I.KS MORTIERS.

Sauf dans les galeries et les salles, où les joints sont vifs, l'as-

DACHOUR.

siette des blocs est assurée (pag. 59) par un coulis de mortier de plâtre.

Le mortier, étant à prise rapide, ne peut être fait que sur place. Des fosses, encore béantes au pied des Pyramides, servaient apparemment d'entrepôts pour le plâtre, ou de citernes pour l'eau d'extinction.

DACHOUR.

Le talus habituel des pyramides est de plus de 45".

Si, comme à Gizé, l'escalier de montage suit cette pente, il sera un peu trop raide pour être commode (pag. 89) : La difficulté peut être éludée.

Nous voulons (fig. 82) bâtir une pyramide au talus «.

Quel que soit a, donnons aux couches une inclinaison d voisine de 45" :

Nous n'aurons à subir que jusqu'au niveau v l'inconvénient d'une pente a trop raide; à partir de y, l'escalier prendra l'inclinaison normale.

Telle paraît être la pensée des constructeurs de Dachour et de Matanié.

Sans doute leur œuvre fut interrompue ; et le profil brisé ad fut simplement parementé.

104 CHANTIERS DES PYRAMIDES

A noter dans le parement de Dachour un léger dévers des lits, qui empêche les blocs de glisser au vide.

Ul.NAS.

La pyramide d'Ounas réalise l'économie du noyau de libage : Le massif est un amas de cailloux d.ins une enveloppe de pierre.

D'ailleurs, au point de vue de l'organisation du chantier, cette pyramide ne diffère en rien de celles qui viennent d'être décrites :

Les blocs de parement, avant d'être ravalés, formèrent au ]^ourtour un escalier de montage.

l'VHA.MIDES ItK UHKM E.

Dans le cas des pyramides de brique, le procédé se simphfie. Plus n'est besoin d'ascenseurs ni de larges degrés, tous les transports se font a bras : Les porteurs gravissent, comme autant de marches, les retraites mêmes des assises.

La construction grossit par enveloppes; et généralement elle est levêtue d'un parement de pierre.

Ces pyramides offrent de curieux exemples de la maçonnerie sui" lits de sable (pag. 13).

l'YRAMIDES A DEOKKS.

Nous arrivons aux constructions par étages retraités, don! Sakai'n offre le tyi)e.

SAKAHA.

La grande iiyraniide de Sakani (^lig. s:>-. pj. XXll) englobe un groupe de lombes dont deux, a et r, sont visibles à travers les lirècJK^s.

Peut-être fut-elle la sépulture commune des Apis de lancien

Knii)if(^; clh^ se i)résente comme un massif englobant leurs tombes :

SAKARA.

Cette hypothèse expUque le plan barlong imposé par les empla-

céments a recouvrir, et l'inextricable écheveau des couloirs.

STRUCTURE

Les matériaux sont des libages à bain de mortier ; Les parements sont inchnés;

Et la masse se décompose (flg. 84) en tranches jumelles m, maçonnées par lits à peu près perpendiculaires aux parements.

CHANTIERS DES PYRAMIDES

Ce qui caractérise la structure est l'absolue indépendance des tranches :

La pyramide est coupée de bas en haut par des plans continus de déliaisonnement, tels que la figure les indique.

Ce parti dispense de se raccorder lit par lit avec les assises existantes : il supprime une sujétion grave.

Mais il a pour conséquence un morcellement que nous devrons examiner au point de vue de la stabiUté.

Prenons-le comme un fait, et voyons comment il se réahse.

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