GIZÉ
Les échelons, naturellement fournis par l'appareil, répondent bien aux gradins artificiels de Karnak;
Et cette machine de levage qui se transporte avec les blocs, n'est probablement autre que l'ascenseur oscillant.
Le principe ressort delà description d'Hérodote; mais, dans un souvenir si vieux, c'est le principe seul qu'on doit voir.
Les retraites de l'appareil ne donneraient pas une profondeur de giron suffisante pour la manœuvre :
Il faut, à l'aide de fourrures de brique (fig. 80 A), grouper les gradins deux par deux.
A cette condition le procédé devient tout à fait pratique : L'ascenseur oscillant élève les blocs en «, puis en r/, jusqu'au niveau de l'assise.
Les flancs de la pyramide sont d'ailleurs assez étendus pour permettre de multipUer les escaUers ;
Et l'on peut imaginer deux sortes d'escaliers inégalement larges, affectés les uns aux pierres d'appareil courant, les autres aux blocs de masse exceptionnelle : les uns adaptés à l'emploi de l'ascenseur oscillant (pag. 82), les autres à la manœuvre par leviers (pag. 79).
Indépendamment de ces escaliers de montage, il est clair que des escaUers de circulation sont nécessaires pour le service du chantier : Ils se logent dans les retraites.
DÉTAILS Ij'eXÉGUTION DES GALERIES.
Des couloirs à pente très prononcée pénètrent dans la masse. Nous avons indiqué (pag. 66, fig. 55 c) la structure d'une de ces galeries : la disposition rampante et le surplomb de ses assises.
La figure ci-contre explique la marche du tra\ ail :
CHANTIERS DES PYRAMIDES
Oii construit le massif général en ménageant une bièche a l'endroit de la galerie.
On élève sur la plate-forme les blocs « destinés aux pieds-droits;
Puis on les fait descendre par simple glissement : Les lits en pente forment glissières.
Et comme les assises surplombantes pourraient basculer, on les maintient au moyen d'un noyau de terre porté par un plancher sur polelets : Les enclaves despotclets sont encore reconnaissables.