EXEMPLE
On a mis sa montre à l’heure d’une bonne pendule ; après vingt-quatre heures , la montre a avancé de quatre minutes ; on a tourné en arrière l’aiguille de rosette d’une division , et remis de nouveau la montre avec la pendule : vingt-quatre heures après , la montre avance encore de deux minutes. Un degré de la rosette parcouru par l’aiguille répond donc à deux minutes d’avance en vingt-quatre heures; ainsi,
§s* 58 «si
pour régler la montre, il faudra encore tourner d’un degré.
Pour amener facilement et promptement une montre au point d’être à peu près réglée, il faut conduire l’aiguille de rosette d’une extrémité à l’autre ; c’est-à-dire que si la montre retarde , il faut avancer l’aiguille, de sorte que la montre avance ensuite , et à peu près d’autant qu’elle retardait ; pour lors on n’a qu’à amener l’aiguille en arrière , en lui faisant faire la moitié du chemin dont on l’avait avancée.
REMARQUE
Ce que je viens de dire sur la manière de régler les montres construites comme celles (fig. 1 et 2, pl. III ) , qu’on appelle à la française , est également applicable aux montres à l’anglaise (fig. 3). Ainsi, pour régler une montre à l’anglaise, on fait, de même qu’à celle à la française, tourner le quarré o (fig. 3), au moyen de la clé : mais, dans celle-ci, le quarré porte le cadran gradué A, lequel tourne avec le quarré ,
tandis que l’index H est immobile ; au lieu que , comme on l’a vu , lorsqu’on règle une montre à la française (fig. 1 et 2), le cadran reste immobile , et c’est l’aiguille qui tourne. Si donc une montre anglaise retarde, il faut faire tourner le cadran en avant, tout comme si c’était l’aiguille, et remarquer le nombre des vibrations qui passent par l’index H , ou par tout autre point immobile situé autour du cadran ; et si elle avance , tourner le cadran en arrière?