‹ L'art de diner en ville à l'usage des gens de lettresChapitre 2 sur 24 · CHANT PREMIER · texte numérisé non relu

CHANT PREMIER

J'ensei|(ne dans mes vers comment un pauvre auteur Peut des banquets du riche atteindre la hauteur. Je dirai par quels soins, par quel heureux manège, Il saura conserver un si beau privilège, Et, sans prendre jamais' un verre d'eau chez lui, S'asseoir, un siècle entier, à la table d'autrui. Toi qui laisses à jeun tes favoris fidèles, Savant régulateur du chœur des neuf pucelles , Apollon, Dieu des vers, viens inspirer mes chants : Ma Muse engraissera tes malheureux enfants.

Hèlas ! sur le Parnasse ils font maigre cuisine ; On y dîne fort mal, si pourtant on y dîne.

Quoi ! n'est-ce donc, grand Dieu, n'est-ce que pour les Que le ciel bienfaisant créa les bons morceaux? [sots

Mais , si Phèbus est sourd à mon humble prière , Jette sur mon sujet quelques traits de lumière, Toi qui danR un 9^11) jour dînais souvent trois fol%^

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