TAIS-TOI, PERFIDE
Et n*impute qu'à toi ton lSche parricide.
Et, au moment de le fuir :
Je renonce à la Grèce, à Sparte^ à son empire, A toute ma famille ; et c'est assez pour moi, Traître, qu'elle ait produit un monstre tel que toi.
Dans les crescendo de valeur, vous donnez de plus en plus de voix (à moins que la situation, le sentiment ne vous le défende), et vous haussez toujours le ton, excepté souvent à la fin. Dans l'exemple d'Hernani cité tout à l'heure, on fait bien de le hausser, tout en développant la voix, jusqu'à (inclusivement) : je vous HAIS, je vous HAIS^ et de prolonger le mot âme dans le ton très grave : oui, je te hais dans L'AME.
5° Mais, dans nombre de cas, vous ne devez nullement déployer la voix, ni même frapper le mot, c'est-àdire augmenter son accent tonique :
Sa dernière maladie (au duc de Lauzun) se déclara sans 1
prélude, presque en un moment, par le plus horrible de 1
tous les maux, un cancer dans la bouche. |
Saint-Simon. '
Annoncé par horrible et, d'ailleurs, bien assez aflFreux par lui-même, cancer doit être prononcé simplement. I
Personne ne dit de soi, et surtout sans fondement, qu'il i est beau, qu'il est généreux, qu'il est sublime ; on a mis , ces qualités à un trop haut prix : on se contente de le ' penser.
Pascal, Pensées»
^oulez-vous que cette dernière proposition ait de la aleur? Ne lui en donnez pas, et donnez-en, au conraire, aux propositions précédentes.
Mais les mots de valeur à dire tout simplement, il faut les faire précéder d'une pause, eux ou tels mots c[ui se trouvent avant eux : ... le plus horrible de tous les maux ^ \ uncANCER.... La pause est un précieux signal de la valeur.
Remarquez bien que valeur n'est pas toujours synonyme de force, d'intensité, loin de là.
Mais du sang de Fun d'eux les sables se teignirent Kt les rugissements de Tun d'eux • s'éteignirent. A. Dumas, Charles VU.
Murs, ville Et port, Asile De mort, Mer grise Où brise La brise, |