DEFAUTS DU SON
Ils peuvent provenir soit d'une mauvaise santé générale, soit d'une lésion d'un ou de plusieurs organes phonateurs. De la fatigue ordinaire ou accidentelle du corps, des maladies de la trachée, des bronches, des poumons, peut résulter la faiblesse de la voix. La raucité (enrouement chronique) est souvent produite par l'usure du larynx (des enfants, en criant, s'enrouent pour le restant de leur vie), par la scrofule, la tuberculose. Le nasillement (« nasonnement », disent volontiers les spécialistes] se produit .de deux façons contraires : le son ne sort pas assez par le nez, qu'obstrue plus ou moins un polype, un simple coryza, ou bien il s'échappe trop par l'issue nasale, à cause d'une paralysie du voile du palais.
Fort heureusement, on peut avoir une ou plusieurs imperfections vocales sans être malade, sans avoir la moindre lésion. 11 suffît alors de l'orthophonie. C'est Tart de corriger, par des exercices spéciaux, les défauts de la voix et de l'articulation.
La plupart de ces exercices ne peuvent être efficaces que précédés d'exercices respiratoires, les défauts à combattre provenant surtout d'une mauvaise respiration.
Lisez ces lignes du docteur Paul Olivier, que nous extrayons de la Parole^ le très savant organe de Ylnsiilut de laryngologie et orthophonie. La note concerne une personne qui se plaignait de sa voix « enrouée, discordante, absolument désagréable ».
« Après avoir énergiquement affirmé la guérison en quelques instants, j'apprends à la malade à respirer
oonvenablement et silencieusement. Puis, je lui fais prononcer des voyelles, qu'elle attaque brusquement a.pi-ès une inspiration profonde; on recommence jusqu'*à ce qu'on obtienne un résultat parfait; enfin^ jela fais lire avec les mêmes précautions. En dix minutes, j'obtiens le résultat cherché : ... la voix est redevenue telle qu'avant la maladie. Et à Texamen laryngoscopique, on voit maintenant les cordes s'affronter exac- Loment. »