‹ L'art de dire: dans la causerie et le discoursChapitre 14 sur 176 · CHAPITRE III LE SON · texte numérisé non relu

CHAPITRE III LE SON

Vous êtes plus ou moins maître de vos moyens respiratoires : vous avez déjà fait, sans rien dire, un grand pas dans la diction.

Occupons-nous de votre voix. Pas encore de votre articulation, notez-le bien. Considérons d'abord le son sans envisager le ton, qui en est la hauteur.

Constatons que la langue, en se renflant à la base, tend à boucher Tisthme du gosier, limité par le voile du palais, cette ogive à quatre piliers, à Tangle de laquelle pend, en grain de raisin, la luette. La langue est encore un embarras pour le son quand elle se lève vers les dents supérieures. Autres obstacles au passage du son : les dents et les lèvres, quand on les serre. Autant de vérités assez dignes de Tami de notre enfance, M. de La Palice. Il faut d'autant plus en tenir compte.

Après avoir aspiré du nez, ouvrez la bouche en desserrant les dents, et, gardant la langue étendue dans le maxillaire inférieur, émettez et soutenez un son. Eh oui I il faut ouvrir la bouche et desserrer les dents. C'est ce que beaucoup de personnes font à peine dans la conversation.

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