‹ L'art de dire: dans la causerie et le discoursChapitre 165 sur 176 · A propos des affaires d'Italie · texte numérisé non relu

A propos des affaires d'Italie

blique, || et ne peut aller jusqu'à un laconisme voisin du silence.

Mais ne cherchez pas outre mesure Texpression verbale. Ce que nous avons dit de Tidée, nous le disons du style : ne soyez pas trop exigeant à son égard. C'est préalablement et non devant le public que vous devez vous efforcer de Tépurer. Au reste, grâce au concours de l'expression vocale et de l'expression mimique, le style oratoire réclame bien moins de perfection que le style écrit. Écrites, les périodes de Gambelta que nous allons citer laissent voir plus d'un défaut; prononcées, elles furent certainement éloquentes. Ne craignez pas plus que leur auteur la répétition des mots, les parenthèses, les façons de dire qui en corrigent d'autres.

Oui, le parti républicain, aujourd'hui, — celui qui est composé surtout d'hommes souvent et durement éprouvés,

celui qui compte dans ses rangs presque autant de vie- |

times que de serviteurs, c'est celui-là dont je parle, parce ( que c'est celui que je connais le mieux et que c'est celui auquel j'appartiens, — le parti républicain qui l'a toujours

été ou qui ne compte que des membres qui l'ont toujours ^

été, ce parti-là est tenu à -beaucoup de largeur de main, à ) un grand esprit de conciliation et de concorde ; il est tenu

à se recruter largement et sans mesquins calculs d'amour- 1

propre dans tous les rangs du pays, afin de devenir la j

majorité de la nation elle-même. C'est son devoir immé- }

diat, et il n'y manquera pas *. |

Les grandes périodes (nous ne pouvons ici en ^

choisir que de relativement courtes) sont très favo- ' râbles à la liaison, à la coordination des idées, surtout

celles où, réguhèrement, tel mot se répète, où se suc- i

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