‹ L'art de dire: dans la causerie et le discoursChapitre 37 sur 176 · LATIN · texte numérisé non relu

LATIN

D^abord les mots latins, que tous nos lecteurs, toutes nos lectrices ne prononcent peut-être pas selon l'usage. Nous indiquons, il va sans dire, la prononciation barbare, plus ou moins française, qu on a donnée à la langue de ce Cicéron que nous appellerions Kikéro si nous articulions son nom comme on Tarti* culait de son temps.

Dans les mots latins, chaque lettre forme ou concourt à former un son. A la bonne heure!

E, syllabe à lui seul ou final d'une syllabe, est un é : ejusdem farinœ, de visu.

Vy suivi d'une voyelle, s'unit à elle en diphtongue : lapsus linguœ {g dur), unguibus et rostro {g dur), excepté dans quo vadis? (ko) par exemple. Suivi de m ou de n, il prend le son de o : sunt lacrymœ rerum. Cependant, dans nuncj il équivaut à un eu : et nunc erudimini.

Nous donnons parfois au latin nos voyelles nasales : anguis in herba (et non ann), aures habent et 7wn audient (eintt).

D'autre part, m et n finales s'articulent toujours et,

partant, enlèvent la nasalilé des voyelles : non bis in idem.

Dans gn, g est dur : adveniai regnum tuum.

8 se prononce i entre deux voyelles : awinus asinum frieat^ mais toujours comme s dure devant une consonne et en fin de mot, même devant une voyelle : horreteo referens^ per fat et nefas,

L^articulation du t est presque toujours celle même de cette consonne : cim$ummaium est. Elle se fait entoidre dans la conjonction et : hic et nunc. Elle prend celle de s dure devant t suivi d'une voyelle : a fortiori.

X a deux articulations : gx entre voyelles : exegi monumentum^ ex abrupto et ks devant une consonne : exceUior.

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