‹ L'art de dire: dans la causerie et le discoursChapitre 40 sur 176 · CHAPITRE V L'ARTICULATION · texte numérisé non relu

CHAPITRE V L'ARTICULATION

Bien articuler, c'est former nettement les syllabes. Dans la conversation, on parle plus ou moins comme beaucoup de Londoniens, en desserrant peu les lèvres. Toute une partie d'un auditoire ne comprendrait rien à une telle diction. La plupart du temps, quand on crie à un acteur: « Plus hauti » ce n'est pas qu'il parle trop bas : c'est qu'il articule insuffisamment. Saint-Germain, un comédien que vous avez peut-être applaudi, n'avait qu'une pauvre voix sourde; mais il articulait de telle façon qu'on ne perdait rien de ses paroles.

II est bien entendu que presque tout le monde sait articuler voyelles et consonnes : exercez- vous pourtant à les artrculer, en exagérant l'articulation.

Pour les voyelles, effectuez ce que dit à leur sujet le Maître de philosophie, dans le Bourgeois gentilhomme *. Plus précis que le professeur de M. Jourdain, donnez leurs trois sons à chacune des voyelles a, e, eu. G, et leurs deux sons à l'i, à l'ou et à Tu.

Afin de mieux distinguer les consonnes, donnezleur à toutes le môme son-voyelle.

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