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LES MOTS ÉTRANGERS

(yak ou yol) ; kaiser (ou kaîsr) ; a giorno (jiorno ou djiorno).

Mais quelques mots et quelques groupes de mots ne peuvent guère ou pas du tout souffrir la prononciation française :

Anch^ io son pittore (an-nki-o son' pit-toré), carcere duro (car tchéré douro), chi lo $a? (ki lo sa), chi va piano va sano, e pur si muove (é pour si mouové), furia francese (fouria frantchézé), Uzsciale ogni speranza, voi che^ntrate (lachiaté oiii spéran-ntsa, voï kin-ntraté. Vergiss mein nichi (ferkiss maïn nicht).

For ever (ev-eur), four in hand (for inn hannd), gentleman (djenn-tlemann), God save the King ou the Queen (god saive dz* Kinngn, dz Kouinn), highlander (haïlanndeur), high life (haï laïfe), go ahead (ahed), rule Britannia (roule), spleen (splinn), lime is money (laïme iz meunei), that is the question (dzat iz dz kouestcheunn), to be or not to he (tou bi), et tous les iermes de sports : betting (bet-tinngn), broken-doum (brôk'n daonn), dead-heat (ded hit), lawn-tennis (lonn len-nis), outsider (aout-saïdeur), starter {ieuT]^steeplechase (sliple-tchaiss), walk-over (ouâk-oveur).

Quant aux noms propres, ils peuvent tous être prononcés à la française, et il est prudent de prononcer ainsi tous ceux qui proviennent de pays dont on ignore la langue. Il ne faut excepter que quelques noms, Kean^ Keais, Lear^ Shakespeare, qui, prononcés autrement qu'ils ne doivent Tétre (kinn, kits, lir, shaikspire), choqueraient, seraient incompréhensibles. D'abord, se faire comprendre. Autant nous

1. Impossible de figurer la consonne zézayée qu'est le th anglais. D'ailleurs ne donnons-nous ici que la prononciation approximative.

admettons que les personnes pratiquant Tanglais prononcent Chamberhin : tchamm-beurlainn, autant nous conseillons aux personnes pratiquant Tallemand de prononcer comme en français ie docteur Koch (avec notre ch dur) et non pas avec Fart iculation rauque de la consonne germanique.

Mais pourquoi ne pas retenir de très simples notions qui aident à donner aux noms étrangers leur véritable prononciation? Celles-ci, par exemple. N finale, en anglais, s'articule toujours. On ne peut donc hésiter sur les désinences des noms comme Byron (baïreunn). Le M?, lorsqu'il s'articule, correspond au ou français. Nous voilà renseignés sur la consonne initiale des mots comme Washington (ouashinngnteunn) et, Ve étant souvent Vi français, nous prononcerons : New- York (niou), Newcaslle (nioucassle, le t ne compte pas). Mais le w allemand s'articule comme un v. On ne peut donc sans incorrection prononcer Wagner : ouag-ner.

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