LATIN
D'abord les mots latins, que tous nos lecteurs, toutes nos lectrices ne prononcent peut-être pas selon l'usage. Nous indiquons, il va sans dire, la prononciation barbare, plus ou moins française, qu'on a donnée à la langue de ce Cicéron que nous appellerions Kikéro si nous articulions son nom comme on l'articulait de son temps.
Dans les mots latins, chaque lettre forme ou concourt à former un son. A la bonne heure!
E, syllabe à lui seul ou final d'une syllabe, est un é : ejusdem fainnse, de visu.
U, suivi d'une voyelle, s'unit à elle en diphtongue : lapsus linguse {g dur), unguibus et roslro [g dur), excepté dans quo vadis? (ko) par exemple. Suivi de m ou de n, il prend le son de o : siint lacrgmse rerum. Cependant, dans nunc, il équivaut à un eu : et nunc erudimini.
Nous donnons parfois au latin nos voyelles nasales : anguis in herba (et non ann), aures habent et non audient (eintt).
D'autre part, m et n finales s'articulent toujours et,
partant, enlèvent la nasalité des voyelles : no7i bis in idem.
Dans gn, g est dur : adveniat regnum tuiim.
S se prononce z entre deux voyelles : asinus aùnum fricat, mais toujours comme s dure devant une consonne et en fin de mot, môme devant une voyelle : horresco referens^ jier fas et nefas.
L'articulation du test presque toujours celle même de cette consonne : consummalum est. Elle se fait entendre dans la conjonction et : hic et niinc. Elle prend celle de s dure devant i suivi d'une voyelle : a fortiori.
X a deux articulations : gz entre voyelles : exegi monwnenium^ ex abrupto et ks devant une consonne : excelsior.