‹ L'art de dire, dans la lecture et la r©citation, dans la causerie et le descoursChapitre 46 sur 175 · LONGUES · texte numérisé non relu

LONGUES

1° Une voyelle grave peut être brève (bec, bref, net); mais la plupart du temps elle est longue. La qualité et la quantité, choses pourtant si distinctes, se confondent en ce cas.

Longues, les voyelles circonflexes suivies d'une syllabe féminine : â/Jï-e, rf/re, évêque, guêpe, abîme, dôme, croûte, embûche, flûte. Hatzfeld excepte, par exemple, pimbêche, revêche (e moyen), à cause de la consonne forte qui suit.

, Longues aussi (ou, tout au moins, moyennes, selon Hatzfeld) devant une autre syllabe que la finale féminine : pâturage, rêverie, bûcher.

On risque bien peu de se tromper en donnant de la longueur à la voyelle grave suivie d'une finale fémine à consonne douce : fable, flamme, cadavre, aide, aile, aine, haine, phalène, zone, fièvre.

Au est toujours long (il est alors presque toujours grave) quand il s'appuie sur une syllabe finale féminine : aube, ébauche, fraude, baume, aune, pauvre, autre.

2° L'I pseudo-mouillée et l'r, consonnes finales

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