‹ L'art de dire, dans la lecture et la r©citation, dans la causerie et le descoursChapitre 93 sur 175 · INFLEXIONS DES ÉLÉMENTS SEMBLABLES · texte numérisé non relu

INFLEXIONS DES ÉLÉMENTS SEMBLABLES

Les éléments semblables d'une même phrase ont généralement la même inflexion, à cela près que, sur le dernier d'une série, le ton s'élève quand le sens n'est pas achevé et qu'il s'abaisse quand le sens est achevé.

Mères, l'enfant qui. joue à votre seuil joyeux, Plus frêle que les fleurs, plus serein que les cieux, Vous conseille l'amour, la pudeur, la sagesse. L'enfant, c'est un feu pur dont la chaleur caresse; Cest de la gaité sainte et du bonheur sacre, C'est le nom paternel dans un rayon dore; Et vous n'avez besoin que de cette humble flamme Pour voir distinctement dans l'ombre de votre àmc.

II montre, clarté douce, à vos yeux abattus, Derrière notre orgueil, derrière nos vertus, Derrière la nuit noire où l'âme en deuil s'exile, Derrière nos malheurs. Dieu profond et tranquille. V. Ilroo, les Ra'jons et les Ombres.

Pius frêle que les fleurs et plus serein que les cieux ont la même inflexion, à cela près que le ton s'élève sur cieux; mais il descend sur sagesse, troisième élément de la seconde série. Au sixième vers, il vaut mieux ne pas baisser tout à fait le ton sur doré, à cause de la conjonction et du vers suivant, qui lie un

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peu une nouvelle proposition aux précédentes. Mais, au dernier vers, le ton doit forcément s'élever sur malheurs.

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