‹ L'art de dire le monologueChapitre 3 sur 33 · PAR COQUELIN AINE · texte numérisé non relu

PAR COQUELIN AINE

Dans une petite Lettres-Préface que j'ai mise en tête des Contes d'A^-Présent^ — un livre que je recommande à ceux qui aiment à lire et à dire^ — j'écrivais, il y a peu de temps, quelques mots sur le mouvement poétique auquel nous assistons depuis un certain nombre d'années, mouvement très digne d'attention, car il se produit sous une forme nouvelle, la plus vivante et la plus populaire : la poésie récitée publiquement.

Dans les soirées, dans les matinées, dans les conférences ou dans les fêtes, partout à peu près où Ton se réunit pour chercher en commun quelque plaisir, — en dépit des vieux clichés railleurs, — on dit de plus en plus des vers.

J'ai d'autant plus de plaisir à constater le mouvement que, *— il me sera bien permis de le reconnaître, — j'ai, un des premiers* poussé à la roue.

Je m'en applaudis tous les jours, car cela me semble une excellente chose^ et pour le public, à qui cela fait connaître les poètes, et pour les poètes, à qui cela fait connaître le public.

Pour les poètes, quoi qu'en disent fièretnent quelques-uns, se passer du public est une extrémité pénible^ — et je trouverais fort tnal fait que le public se passât de poètes.

Si Ton veut, en effet, que la vie soit quelque chose de plus relevé que la concurrence des appétits^ il faut bien lui donner un charme : or, ce charme-là, la poésie le met partout : dans le plaisir, qu'elle affine, et dans la douleur même; pour cela, nous devons Taimer; pour cela, la répandre.

Et le goût s'en répand si bien, qu'il vient, sinon de créer, du moins de renouveler deux genres { le récit et le monologue ; que mon frère et moi recevons journellement, de personnes désireuses d'en dire^ des de* mandes dé conseils, ou même de leçons ; et qu'ënfiri liotre éditeur, qui est en même temps notre ami, réclame de nous, pout répondre à ce besoin nouveau, un nouveau livre, — un Ttaité de l'art de Dire, — pas davantage.

Et voilà ce qui nous met la plume à la main.

Allons-nous donc véritablement, par-dessus la veste de Figaro ou la souquenille de Frippe-Sauces, endosser la robe professorale

pour composer doctement ce gros et vénérable ouvrage qui s'appellerait un Traité complet de l'Art de Dire ?

Nous n'avons ni cette intention, ni cette prétention.

D'abord que serait pour le public un livre sur cette matière, écrit et signé par un comédien ? Un Traité de VArt de dire... comme moi^ — et il est difficile, en effet que ce soit autre chose.

Nous restreindrons donc notre cadre au récit et au monologue ; et nous nous bornerons à donner,' en toute sincérité, quelques indications brèves sur notre méthode d'in-

terprétation, les faisant suivre, pour les éclaircir davantage, de quelques exemples pris parmi les petits ouvrages de ce genre qui nous sont le plus souvent demandés.

Et nous n'érigerons pas le moins du monde en théorie infaillible notre manière de voir. Nous serons plus modestes et ne donnerons nos opinions qu'à la façon de Montaigne, non comme bonnes, mais comme nôtres.

Quel est le but qu'on se propose quand on dit quelque part une poésie quelconque ?

C'est d'émouvoir son public, soit qu'on le fasse rire^ soit qu'on le fasse pleurer. En un mot c'est de produire un effet. Nous tâcherons de déduire et d'exposer par quels moyens nous y réussissons. Voilà tout.

Mais avant d'examiner comment il faut

dire, peut-être ne sera-t-il pas mauvais d'examiner un peu ce qu^W faut dire.

Toute poésie, en effet n'est pas également propre à la récitation.

Il y a la poésie intime, comme il y a la musique de chambre. Certaines pièces exquises sont des confidences et veulent le téte-à-lête : celui du livre et du lecteur — ou de la lectrice.

D'autres exigent. un travail de méditation, et, par conséquent, le silence du cabinet.

A moins qu'on ne les fasse goûter par un commentaire : ce qui est œuvre de professeur ou de conférencier.

Ce n'est donc point là notre cas.

Au vrai public, ce qu'il faut, c'est Vaction. Il faut, dans la plus courte pièce de vers, qu'il sente la vie : il faut qu'il y ait là quelqu'un, quelqu'un à qui il puisse s'intéresser,

quelqu'un qui soit homme, quelqu'un à qui il arrive quelque chose : un drame ou une comédie •

C'est pour cela, qu'à mon sens, la forme poétique la plus convenable à la récitation, c'est cette petite pièce racontée qui, précisément, s'appelle un récit.

Je n'exclus aucun genre : avec de la science et de l'adresse, on peut tout faire goûter :

mais je répète que ce qui plaît avant tout, c'est Taction. Dites ce que vous voudrez,

mais que ça marche. Et si c'est une ode, par exemple, mettez-y un peu de marseil^ laise. Le mouvement, voilà la grande loi, la loi

impérieuse de la poésie récitée.

Choisissez donc une œuvre de dimension restreinte, mais complète, vivante et mouvementée, dont le sujet soit clair, intéressant.

humain, et qui ait, comme une pièce de théâtre, une exposition, un nœud, un dénouement.

Peu importe après cela que ce soit une épopée, comme les Pauvres gens; un drame, comme la Robe ou la Vision de Claude ; un récit pittoresque et familier comme le Naufragé ; une comédie comme le Chapeau ; ug vaudeville à refrain, comme les Écrevisses!

— L'œuvre, comique ou tragique, renferme une action: elle vit, elle marche, elle commence, elle finit; elle réalise les conditions nécessaires pour être dite avec succès.

La pièce choisie, il faut l'étudier ; et d'abord, commencer par la comprendre, se bien pénétrer de l'intention de l'auteur, des sentiments qu'il a voulu éveiller, du but qu'il se propose.

Il faut voir vous-même ce qu'il raconte ;

car pour que vous puissiez mettre sous les yeux du public Taction du drame, il faut d'abord qu'elle se soit passée devant les vôtres.

Pensez-y bien : en effet, le but où vous devez tendre, Teffet que vous devez produire, c'est d'halluciner si bien le spectateur qu'il .cesse de vous voir, vous, votre habit noir^ le décor derrière vous, si vous êtes au théâtre, la cheminée, si vous êtes dans un salon, pour ne plus voir absolument que ce que vous racontez: le triomphe du diseur, c'est de se faire oublier.

Plus on l'oublie quand il parle, mieux on se le rappelle — et plus on. le rappelle — après qu'il s'est tû.

Donc comprenez bien votre sujet, voyez votre drame ; ensuite faites les parts, divisez-le, découpez-le : l'exposition s'arrête ici ;

Taction s'engage ; plus loin, c'est un repos, et comme une fin d'acte; après quoi, le drame reprend, plus vif et plus pressé. Notez bien tous ces points de repère. Ils sont nécessaires à la distribution du mouvement.

C'est grâce à eux que vous soutenez l'intérêt, et qu'en laissant au bon moment reprendre haleine à l'auditoire, vous reprenez haleine vous-même.

Cette étude générale du morceau vous donne la clef de son interprétation ; vous savez ensuite le ton sur lequel il doit être pris, grave ou familier, tendre ou badin, et la mesure dans laquelle il doit être dit, — si c'est andante ou si c'est presto. — Bref, vous avez le métronome et le diapason.

Pour le dire en passant, d'ailleurs, le diapason ne diffère pas seulement selon le genre du morceau, il diffère aussi selon l'auteur.

Vous ne direz pas de la même façon le vers largement épique de Hugo et le vers fantasque et lyrique de Banville ; vous aurez une note différente pour le vers élégiaque de Manuel, le vers savant et précis de Coppée, le vers dramatique et nerveux de Delair, le vers bon enfant de Nadaud. Ce sont des nuances sans doute ; mais ces nuances font le bon diseur.

C'est surtout d'après les personnages mis en scène qull faut régler le ton du morceau : j'ajouterai même Tattitude et la physionomie, qui ne sont pas non plus indifférentes.

Par exemple, j'ai à dire le Naufragé: il s'agit d'un vieux matelot qui narre sbn histoire aux gamins du port: je ferai le conte assis moi-même, et, dès les premiers mots, je prendrai le ton semi-rude, semi-bonhomme, et la physionomie tour à tour attendrie et

gouailleuse, toujours populaire, qui caractérisent le héros.

Ainsi chaque morceau demande en quelque manière à être exécuté sur un instrument différent. Il ne faut pas, si vous avez à dire Elle est jolie ^ vous accompagner sur la lyre ; ni gratter la guitare, si vous dites VŒU des morts; ni, pour raconter Perrin et Perrette^ emboucher le cornet à piston.

Surtout, gardez le diapason : — N'allez pas détonner au milieu du morceau, en dire le début comme Jl/a m/e, ô gué^ la fin comme La Bénédiction des poignards . — Conservez le ton d'un bout à Tautre : haussez-le, baissez-le, — mais que ce soit le même. — Pleurez ou riez, selon que la situation Texige ; mais restez dans la vérité du personnage que vous avez posé. — Ne faites pas larmoyer le matelot du Naufragé^ forcé de tuer son

LARr DE DIRE LE MONOLOGUE l3

chien, comme l'homme du monde de VÉpagneul^ de Marc-Monnier, qui voit le sien mourir de jalousie : — il y a là deux façons très différentes de pleurer son chien!

Avant d'en venir à la question essentielle:

le mouvement, je veux répondre à cette autre, si souvent posée: Comment dire le vers?

Faut-il le dire comme de la prose ? Faut-il le chanter ?

Je réponds ni l'un ni l'autre. •

De quelque organe que le ciel vous ait fait présent, que votre voix soit d'or ou simplement d'argent, qu'elle parte du cœur ou de la tête, ou plus modestement du nez, du moment qu'un auteur vous confie ses vers et qu'il ne spécifie pas expressément que vous les exécutiez sur un air connu, je tiens que vous devez vous servir de votre voix

pour les dire, et non pour les psalmodier; et que le plus sûr moyen de charmer le public n'est pas de l'endormir.

Je suis pour le récit et non pour le récitatif.

J'estime fort une belle mélopée, mais à Topera ; en poésie, elle va de pjair avec les grands et redondants roulements d'rrr, et cette triomphante habitude qu'ont certaines personnes d'attacher à chaque rime un panache qu'ils font flotter une quinte ou un octave au-dessus du reste.

Tout cela pouvait être fort beau jadis ; j'avoue toutefois que je préfère la poésie sans tambour ni trompette.

Le vers doit être dit le plus naturellement possible, en ayant égard surtout au sens de la phrase et à la ponctuation: et cela, afin d'être clair, ce qui est encore plus utile en poésie qu'ailleurs.

L*ART DE DIRE LE MONOLOGUE l5

Comme de la prose alors ? — Pas tout à fait. — Ah! dame, si votre auteur multiplie les vers coupés^ les enjambements, les rejets, nous en courrons le risque: mais ce sera sa faute: c'est lui qui aura détruit le rythme^ et non vous.

Le rythme, en effets voilà, avec cette autre chose plus indéfinissable encore que j'appellerai V accent poétique, ce qui fera toujours différer les vers de la prose, ce qu'il faut que vous sachiez conserver.

Pour bien comprendre ce que c'est que le rythme, prenez une phrase en prose dans laquelle il se soit glissé un vers : car cela arrive même à la prose de M. Jourdain.

Vous serez déjà surpris de ce qu'il en résulte pour la phrase, sans qu'on se doute pourquoi, d'harmonie et de grâce; mais si, par un artifice quelconque, vous pouvez

i6 l'art de dire le monologue

transporter ce vers inaperçu dans une tirade, vous verrez ce que le voisinage lui ajoutera et quelle valeur nouvelle lui donnera le rythme de la phrase poétique pu il sera venu s'enchâsser.

a Le ciel s'est déguisé ce soir en scaramouche, y> ce vers involontaire est déjà charmant dans la prose du Sicilien; mais quel dommage qu'il ne soit pas dans quelque joli couplet de V Étourdi !

Cest que le rythme ne consiste pas seulement dans les douze syllabes du vers ni même dans la façon plus ou moins harmonique dont on les distribue. Il est aussi dans le mouvement général, dans l'enchaînement des vers ; il est enfin dans la rime, — cela va sans dire, — mais surtout, et c'est là le point important pour ceux qui disent, — dans son retour périodique au bout d'in-

g LART DE DIRE LE MONOLOGUE I7

tervalles de temps parfaitement mesurés.

Je vais tâcher de m'expliquer.

Pour moi, les vers doivent avoir, deux à deux, la qiême durée. — Il faut, pour arriver à la seconde rime, que vous employiez, très exactement, le même espace de temps qui a été nécessaire pour arriver à la première.

Si le premier vers a pu être battu dans une mesure à quatre temps, le second doit, métronomiquement, être battu de même dans une mesure à quatre temps.

Vous pourrez, aux deux vers suivants, presser le mouvement, si le sens et le progrès de l'action l'exigent ; ainsi que je vais le dire tout à l'heure, cette accélération est même une loi : — mais elle n'aura lieu que couple par couple, et toujours les rimes, deux par deux, frapperont Toreille à des intervalles égaux.

i8 l'art de dire le monologue

Est-ce à dire qu'il faut scander les syllabes avec la régularité d'un échappement d'horlogerie ?

Ce serait horrible.

Ces intervalles égaux, il faut les remplir par des brèves et des longues ; et aussi par des silences.

Les brèves et les longues se compensent ; et si vous devez dire plus vite toute une portion de vers, vous la ferez précéder d'un silence, — pause ou soupir, — qui parfera la mesure exacte .

Par exemple, j'ai à dire :

Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots.

Voilà deux vers également pleins : le premier doit être dit sur une grave mesure à quatre temps ; le second de même par consé-

quent ; et il n'entre dans chacune des deux mesures que les brèves et les longues qu'y a distribuées l'auteur et que le diseur doit rendre harmoniquement.

Je suppose à présent que j'aie à dire quatre vers de comédie :

Quand sur une personne on prétend se régler, C'est par les beaux côtés qu'il lui faut ressembler, Et ce n'est pas du tout la prendre pour modèle, Ma sœur, que de tousser et de cracher comme elle.

Les deux premiers doivent être dits du même ton et dans la même mesure : mais il est évident que des deux autres le second doit être lancé : vous le direz donc plus vite, mais vous comblerez la différence en intercalant un silence après les mots ma sœur.

Si au contraire le second vers doit être élargi, vous obtenez le même résultat en

prolongeant la Vibration sur la rime du vers précédent.

Cette règle s'applique très aisément, par extension, aux vers à rinies régulièrement croisées. — Je pourrais montrer par quels artifices issus du même principe, on y supplée dans la stance de Musset, par exemple, où les rimes sont réparties à des intervalles inégaux; — et dans les vers libres, ceux de La Fontaine, dans ses Fables^ ceux de Molière, dans Amphytrion^ ces vers exquis, du rythme le plus fin et le plus sûr, parce qu'il forme avec le sens une harmonie intime et charmante.

Mais je ne puis entrer dans tous ces détails, je serais trop long et, probablement, pas bien compris : car ce sont des délicatesses qu'il faut faire saisir par Toreille, et les plus minutieuses explications écrites n'équiva-

lent pas à un exemple donné de vive voix.

J'en ai dit assez pour faire comprendre ce que vaut la mesure dans la diction. Comme le calcul est tout en musique, de même il existe pour la poésie une mathématique spéciale, et sous la verve la plus fantasque, il est bon qu'on ne Tignore pas, se cachent souvent les combinaisons les plus réfléchies et les plus précises.

D'après ce qui précède, on conçoit que la rime, revenant caresser l'oreille à des instants exactement déterminés, n'a pas besoin d'être accentuée plus que le reste et doit produire son effet d'elle-même : il ne faut donc pas y insister, ni l'escamoter non plus : qu'on ait du plaisir quand elle passe, discrète, comme une jolie femme voilée dans la rue qu'on suit sans trop y penser.

Quant à V accent poétique^ c'est encore plus

difficile à définir. II y a des tableaux excellents, qui sont la nature prise sur le fait, auxquels on ne peut trouver rien à reprendre, et qui cependant ne sont pas des chefsd'œuvre. Que leur manque-t-il donc î Une touche, un réveil, un rien : on ne sait quoi. C'est cet on ne sait quoi qui est l'accent poétique. C'est ici une inflexion de voix, là un léger tremolandOj plus loin, au contraire, un élargissement de sonorité : cela se sent et se devine et par conséquent ne s'enseigne guère.

J'arrive au mouvement .

Tout ce qui est d'exposition ou de description doit être débité avec la plus grande simplicité; Pas de hâte, pas d'emphase* Le ton du narrateur, presque le ton du lecteur.

Qu'on puisse croire, si vous voulez, que vous avez la brochure à la main; Le décor

est ainsi : les personnages sont tels : voilà qui va bien. Vous mettez le public au fait.

C'est de clarté, de précision, qu'il est ici besoin. Ne laissez donc rien perdre de ce qui importe à la compréhension de l'œuvre.

L'action n'étant pas encore lancée, vous pouvez là caresser le détail, sans trop vous attarder toutefois, comme le Chaperon rouge, à cueillir des fleurs en chemin.

Vous pouvez très bien faire ressortir la poésie du sujet sans pour cela faire un sort à chaque vers. Des effets répétés fatiguent l'attention^ et parfois mettent sur une fausse piste.

Détaillez donc^ mais allez votre train, posez-vous, mais comme l'oiseau sur la

branche, sans peser ^ sans rester ^ dit le poète;

Puis à mesure que vous avancez dans

l'action, échauffez le débit ; plus de broderie

poétique alors; vous n'êtes plus le diseur, le livre est tombé de vos mains, vous êtes l'acteur, mieux que cela, vous êtes le personnage, et s'il' y en a deux, tour à tour l'un et l'autre; jouez, vivez, prenez parti; même dans les incidences où Tauteur reparaît, où le dialogue cessant, le récit recommence, conservez le mouvement acquis, gardez l'émotion ; et allez crescendo^ de façon que le public ne cesse pas une seconde d'être empoigne, entraîné, emporté, jusqu'à l'explosion finale, qu'il faut savoir faire désirer sans la faire attendre, et détacher avec netteté, soit par un épanouissement plus large de la phrase, soit au contraire^ par un contraste de ton, — mais toujours naturel.

Et si, après l'explosion, il reste quelques vers de conclusion, reprenez le ton plus calme du narrateur, en gardant toutefois la

note et l'émotion du drame; et finissez comme voiis avez commencé, simplement.

Voilà le procédé général, susceptible sans doute de bien des accommodements, mais dont l'essentiel demeure toujours : l'essentiel, c'est-à-dire, la loi du mouvement.

D'ailleurs, des préceptes aussi généraux sont toujours obscurs par quelque point : je vais donc prendre un exemple, et choisirai le récit qui a été, par son succès immense, le véritable point de départ du mouvement actuel en faveur de la poésie populaire et de la poésie récitée : — c'est la Robe, de Manuel.

Page 1