CHOISIS
Jusqu'ici, sans vouloir le dire, Bien des gens vivaient sagement, De crainte d’aller un jour cuire Dans le royaume de Satan.
Crois-tu, maintenant, loi civile, Qu'à les dompter tu suffhiras ?
Ca tuera les sergents de ville, Que le bon Dieu n’existe pus.
° enfin, pour moi, cela m’enlève, Sans parler aussi du passé, Pour l’avenir plus d’un doux rêve, Que j'avais longtemps caressé.
Au milieu de nos temps moroses, Du Dieu qu’on nie avec fracas, J’espérais avant tout....., deux choses...
Mais le bon Dieu n’existe pas.
J’espérais que de leur folie
Il guérirait nos députés,
Et que par lui la chambre unie Commettrait moins d’absurdités ; Puis, j'avais aussi l'espérance
Que Dieu, dans les prochains combats, Viendrait au secours de la France...
Mais le bon Dieu n’existe pas.
Qui reconnaît Dieu s’humilie, Voilà le fait. Pourtant, deux mots :
Est-ce que ça nous glorifie,
De passer pour des animaux ?
Si je ne suis plus qu’une bête,
En supprimant Dieu,... dans ce cas, Je le déclare : je regrette Que le bon Dieu n’existe pas.
Et, tenez, malgré tout, je pense Que bien des gens continueront A reconnaître sa puissance,
Et longtemps encore le prieront.
Ma foi, l'exemple est bon à prendre :
Quand nous aurons sauté le pas,
Il sera toujours temps d'apprendre Si le bun Dieu n’existe pas.