‹ L'art de dire [microforme]Chapitre 13 sur 144 · EE ———————————… ’"…"…"…"…"…"…"…"…"…"…"…"…"…"…”….’<— · texte numérisé non relu

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ARTICLE Ii

Les consonnes

La consonne est un bruit que détermine le souffle, modifié par les dents, les lèvres, le gosier et la langue.

La sonorité lui manque presque complètement ; elle ne sonne que jointe à une voyelle.

Il y a dix-huit consonnes : b, ch, d, f, g, gn, ùl ({E mouillées), 7, k, L, m, n, p,r,s,t,v, 2.

Nous représentons certains bruits (ch, gn, i{l) par des groupes de lettres, car ils n’ont pas d’expressions spéciales dans l’alphabet français. Le w n’est pas une consonne française ; lorsqu'il se rencontre, grâce à l’introduction de mots étrangers dans notre langue, il se prononce v dans les mots d’origine allemande, comme dans Werther ( Verther), et ou duns les mots d’origine anglaise, comme dans Wash ngton (Ouashington). Le vw, en français, est done parfois consonne (+), parfois voyelle (ou).

H et x ne figurent pas non plus parmi les consonnes. À équivaut à s, ou à ks, ou à gz

RS Gr ne ET 9 RSI em TESTS

sn

thon D mm carpe tn

D SO mm

n’a pas de valeur phonétique ; son rôle se borne à empêcher la liaison, lorsque au commencement d'un mot elle est aspirée.

La définition même des consonnes sugeère leur division en guitturales, dentales, labiales, et linguales, selon que le bruit se produit vers Île gosier, contre les dents, entre les lèvre+, su sur les bords et à l'extrémité de la langue. Il est une autre division des consonnes, conforme à la nature, à la genèse et aux modifications des bruits. D’après cette classification, ‘ la mailleure et la plus simple ?” (1), on distingue les explosives, qui sont instantanées (p, &, k, b, d, a), et les continues, qui peuvent être soutenues pendant un certain temps,

même sans le secours d'aucune voyelle (f, s«, ch, v, 2, .j). Les explosives et les continues se subdivi-

sent en dures et en sonores ; les premières détonnent avec énergie et sans aucune sonorité ( p, t, b, f,s, ch) ; les secondes sont accompagnées d’un son sourd et caractéristique, qui se produit dans le larynx, d'où il prend son nom de murmure laryngien (b, d, g, v, 2, j). I faut ajouter deux consonnes qui résonnent dans les fosses nasales (in, n ), et deux autres qui s’adjoignent un à (ll, qn ).

En combinant les deux classifications, on trouve qu'à chaque consonne labiale-explosive-dure cor-

(1) Brachet et Dussouchet,.

Drne ent

ure leux sales un ?

ou ve cor-

me

respond une consonne labiale-explosive-sonore, etc. C’est ce que fait paraître le tableau suivant :

EXPLOSIVES CONTINUES Nasales [Mouillées

CONSONNES —— Dures [Sonores| Dures |Sonores

Labiales p b f v ni Dentaies t d S L n Gutturnles k g ch OLA on

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