‹ L'art de dire [microforme]Chapitre 15 sur 144 · LES CONSONNES 47 1.—LES VICES D'ARTICULATION · texte numérisé non relu

LES CONSONNES 47 1.—LES VICES D'ARTICULATION

Chez nous, comme chez les autres peuples, se rencontrent les vices ordinaires d’articulation le béquiement, le zézaiement, le bredouillement, et le grcsseyement.

Le bègue ‘s'arrête d’abord ou devant les labiales, ou devant les dentales, ou devant les linguales, ou devant les sifflantes, ou devant la gutturale X, quelquefois devant toutes les lettres indistinctement, puis il hésite, se reprend, hésite de nouveau pour se reprendre encore, et ne prononce enfin qu'après dix coups de màchoire.” (1)

Ce défaut tient souvent à une mauvaise conformation des organes, parfois à la timidité, ou encore à une trop grande hâte Se peut-il corriger ? :

Quant au bégaiement provenant de causes physiques, 1l est permis d’en douter. La médecine prétend y réussir ; mais il ne parait pas encore qu’un grand nombre de bègues aient été guéris.

Le bégaiement qui provient d’une trop grande précipitation se corrige plus facilement. Les lèvres et la langue sont souvent un peu paresseuses et ne sauraient suivre l'intelligence plus alerte ; il faut alors, tout en modérant la trop grande

(1) Bourgain.

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