PSE TL ES TRES
vivacité de lPimagination, habituer Les organes de là phonation à se mettre en fonction sans retard. On y parvient ‘ en s’étudiant à articuler
lentement des mots et des phrases qui semblent les plus difficiles, et en ne fermant la bouche que
lorsque ces mots où ces phrases sont bien prononcés, ? (1)
* Le bredouillement provient des mouvements trop précipités qui rendent les sons conius et inintelligibles ? (2).
Pour se corriger de ce défaut, on articule lentement, péniblement, voire même lourdement, en séparant bien chaque syllabe. Les morceaux où sont peints la fatigue, leffort, l'épuisement, conviennent particulièrement à cet exercice, par exemple : le Coche et la Mouche de Lafontaine.
Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au soleil exposé, Six forts chevaux tiraiert un coche. Etc.
Le zézaiement est un défaut plus grave, qui porte sur les consonnes s, 2,7, et ch.
Prends un ziése, Cinna, prends ; et sur toute çox Observe ésactement la loi que 2e t'impose..
On le voit, un Auguste qui zézaierait serait un empereur peu imposant.
(1) Fréville, (2) Mennehaud.
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Pour articuler comme il faut les consonnes qui prêtent au zézaiement, appuyons fortement Îles dents supérieures sur les dents inférieures : et, en prenant garde que la langue ne sorte, disons, par exemple, ce vers de Racine :
Pour qui sont ces serpents qui sifllent sur vos tetes ?
Enfin. il faut parler du grasseyement, ce vice de prononciation si commun, et pourtant st désagréable.
Remarquons d’abord que la consonne r n’est pas oœutturale, mais linguale. ‘ Les parties latérales de Ta langue s'appuient contre les molaires ; la pointe, léwèrement tendue, sans raideur, ‘élève vers le palais et vibre au passage du souffle 7 (1) ; en d’autres termes, # Pr se prononce en portant le bout de la langue jusqu'au haut du palais, de sorte qu'étant frôlée par l'air qui sort avec force, elle lui cède, et revient toujours au méme endroit, faisant une manière de tremblement? (2), Quad la pointe de la langue n’a pas assez de vigueur pour résister au courant d'air qui l’écarte du palais et pour revenir à sa position première, le tremblement, au lieu de se faire vers le palais, se
(1) Brachet et Dussouchet,
(2) Molière
Le Ml {
le
À Déni a vont nai im grd ec pi and rca a.
DRE 7 dr rs eq
Des nu
produit dans la gorge, et la racine de la langue vibre plus ou moins : c’est le grasseyement.
Pour certaines ges, il est de bon ton de gras- seyer. Ils ne semblent pas se douter que c’est un défaut. Quand le seul inérite de leur conversation ne captive pas suffisamment l’attention, ils sont tout heureux de pouvoir se faire remarquer par un bruit de crécelle. Ceux-là sont incurables ; du moins, leur guérison n’est pas de notre ressort.
D’autres grasseyent naturellement ; ils ont la co langue paresseuse. Ceux-ci peuvent, par un tra- pr vail qui demande quelque patience, acquérir la m
vibration nette de la consonne r. Pour renforcer la langue et lui donner l’agilité et la souplesse voulues, commencez par articuler avec énergie Îles deux consonnes t et d :
té dé té dé té dé ;
puis, joignez-y un 7 :
tré dré tré dré tré dré ;
enfin, prononcez l’r tout seul, faites le rouler :
| À ré rré rrré rrrré.
Puis, recommencez et faites le même travail avec les autres voyelles, dans l’ordre suivant : é, 1, u, &, 0, in, un, an, on. Et quand vous serez parve- 6 nus à faire vibrer l’r, lisez, récitez et répétez, pai
ue
asul on ont Jar du
la r'ala cer esse les
vec
u, vepai
LES CONSONNES p1
exemple, le récit de la bataille dans les Préludes de Lamartine :
La trompette a jeté le signal des alarmes. Etc.