Toutefois, le diseur ne doit pas se fier
aveuglément à son auteur. Trop souvent, la
pas | de | , ANAL ue ponctuation est mauvaise, et en la respectant, al. il risquerait de faire fausse route. Bien souvent a À aussi, la ponctuation, sans être précisément défecae f tueuse, est insuffisante.
Vauvenargues, parlant des saillies de l'esprit : | Le Ces transitions soudaines et inattendues carsent tou- ‘ 1 jours une grande surprise ; si elles se portent à quelque { chose de plaisant, elles excitent à rire ; si à quelque chose
cte, de profond, elles étonnent ; si à quelque chose de grand, 1, ur, elles élèvent.
ée ; Ces transitions soudaines et inattendues, voilà
bien une idée distincte et compréhensible par
elle-même ; cependant, iln’y a pas de virgule après ces mots, notre ponctuation étant trop pauvre pour indiquer tous les silences. Suppléons à son insuffisance, et faisons un quart de silence entre inattendues et causent. Pareillement, il n’y a point de virgule, et d’après nos règles de ponctuation 1l ne doit pas y en avoir, entre si et à quelque chose de profond, entre si et à quelque chose de grand, et cependant il y a ellipse ; faisons donc, après chacun de ces deux si, un demi-silence.
Autre exemple :
Hervé-Basin, mort le 8 janvier 188, écrivait, dans son journal, à la date du 9 novembre 1685 :
‘ Je suis poursuivi par + désir de faire du bien après ma mort” ; sur quoi, “61 L'ographe ajoute :
Il ne se doutait poiut alors que «+ noble ambitions trouverait bientôt, hélas ! une satisfaction plus complète.
Grammaticalement, cette phrase est bien ponctuée ; cependant, en la lisant, on est tenté de dire :.... trouverait bientôt, —hélas ! une satisfaction.... en s’arrêtant après bientôt, et en liant hélas à une satisfaction plus complète. Or il est évident qu’hélas se rapporte à bientôt, et non à ce qui suit ; dites donc : bientôt hélas ! tout d’un trait, en détachant ces deux mots du reste de la vhrase par deux silences, l’un avant, l’autre après.
3.—Une conjonction prend parfois la place d’une virgule, et alors on fait un silence, comme si la virgule s’y trouvait.
Ni l’or--ni la grandeur ne nous rendent heureux. (1) (LA FONTAINE.)
4—On fait un quart de silence après le sujet de la phrase, excepté si c’est un pronom personnel, relatif, ou démonstratif.
On en a vu un exemple dans la phrase de Vauvenargues, citée plus haut. En voici un autre :
L'heure de mes repas—est très problématique.
(F. CoPrÉE.)
5.—Toutefois, si le sujet est court et immédiatement suivi du verbe, il peut être imprudent de les séparer ; on ne doit le faire que st la phrase y gagne en pittoresque et en expression.
Le coq chantait, le merle sifHait, le tambour batt: le carillon carillonnait, et le moine—ronflait.
(L. VEUILLOI
Dites d’un trait chacun des membres de ph use : le coq chantaït, etc; mais arrêtez entre moine et ronflait ; c’est ce qu’on appelle faire un temps
* expressif.
(1) Nous indiquons les silences par des tirets.
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re cn are sr RE À.
inversion, faites sans crainte une pause assez prolongée avant les mots mis en inversion.
L'art—des transports de l’âme est un faible interprète.