L'amitié disparait où l'égalité cesse
(L'abbé Aubert.) 21. — Ainsi dit le renard, et flatteurs d'applaudir.
(La Fontaine.) 22. — Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait fidèle ?
(Racine.) 28. — Juste ciel ! tout mon sang dans mes veines se glace.
(Racine.) 24. — L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la béte.
(Pascal.) 25. — Le vase où meurt cette verveine D' un coup d' éventail fut fêlé .
(Sully Prudhomme.)
82 l'art dk dire
ARTICLE n
Le mouveincnt des sons
Le mouvement den sons, c'est la lenteur ou la rapidité du débit.
On doit, autant (jue possible, s'en tenir à un mouvement modéré. Le débit trop lent ennuie et endort ; trop rapide, il embrouille.
Le mouvement varie cependant suivant l'idée, le i)ersonnage, et le local.
L'interprétation fait d'abord connaître le degré de rapidité voulu par l'idée, et par l'âge, le caractère, la condition du personnage qui parle. Une action très vive ne doit pas être racontée sans célérité dans le mouvement de la parole ; il ne faut pas faire avec impétuosité le récit d'une marche lente et pénible. Le sentiment n'est jamais précipité ; la passion, plus ardente, demande au contraire de la rapidité dans le débit. Un vieillard ne parle pas avec la vivacité d'un jeune homme ; un homme actif ne traîne pas ses syllabes comme le fait un paresseux ayant sommeil ; un souverain n'a pas le parler turbulent d'un page ; etc., etc.,