LES LIAISONS
" La liaison est le transport sur la voyelle qui commence un mot. de la consonne finale du mot précédent, lorsque celle-ci est insonore par ellemême. " (1)
Règle générale : Il faut lier ensemble les mots qui ne sont pas séparés par un silence.
Mais, ici encore, on doit user de discrétion et ne point faire de liaisons qui sentent T effort. Les règles de la prononciation des e muets s'appliquent, en autant qu'il est possible, aux liaisons. Ainsi, on l)rendra plus de liberté dans la prose que dans les vers, dans la comédie que dans la tragédie, dans le discours que dans la récitation, etc. Et souvent, comme pour les e muets, on fera sentir les liaisons, en les adoucissant, sans les faire trop entendre.
Quelques règles, fondées sur le bon goût, semblent cependant avoir été consacrées par rusage.(2)
(1) Alfred Cauvet.
(2) Les règles qui suivent sont tirées pour la plupart des ouvrages de M. Tabbé Bourgain, de Kicquier et de Cauvet.
B. Il est sonore et se lie dans : club^ nahah^ radonh, ruv)/) ; mais il ne se lie pas dans plorab et
C. Généralement, il se lie et prend le son de k, excepté dans : hanCy blanc, clerc, jonc, poix, accroc, etc., où il ne se lie point.
D. D se lie rarement dans les substantifs ; il se lie toujours dans les verbes et les adjectifs, et prend alors le son de t. Cependant, il se lie et conserve le son de d dans : nord-est, nord-ouest, HXid'Cd, et siid-oaest, quoiqu'on dise sans liaison : du nord au midi. D se lie avec le son de t dans : 'pied'à-terre, et ne se lie pas dans pied à pied.
F. F se lie quand il est sonore, comme dans : serf, bœuf, œuf, et ne se lie point quand il ne sonne pas par lui-même, comme dans : cerf. Dans neuf, f se lie et prend le son de v.
G. Il se lie, excepté dans les mots poing, seing, coing, étang, hareng, et bourg. G prend alors le son de k ; dans^ou^^, cependant, il garde celui de g.