EX-LIBRIS. — ARMOIRIES. — CACHETS 4I
bert de Pixérécourt avait fait insérer sur le fronton de sa bibliothèque :
Tel est le triste sort de tout livre prêté :
Souvent il est perdu^ toujours il est gâté.
Les plus minces bibliophiles tiennent naturellement à leur bien autant que les gros seigneurs. Et je suis de l'avis de ceux qui ne prêtent point de livres. Il y a des bibliothèques publiques instituées pour rendre ce service aux travailleurs qui en abusent d'autant plus qu'ils sont plus haut placés. Villemain ne rendait jamais les livres empruntés et il fallait la complicité de son secrétaire pour que le prêteur pût aller reprendre furtivement son bien.
Loménie gardait cinq ans un livre de dix sous et refusait cyniquement de le rendre.