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CORRESPONDANCE ET CHRONIQUE

Le compresseur d'air Chaquette et le rendement des compresseurs.

Le numéro delà Reçue Scientifique du 30 octobre 1896, dans les Informations, sous le titre le Mouvement perpétuel, donne une appréciation très dure et, d'ailleurs, inexacte, du compresseur d'air à manège établi par M. Chaquette dans ses usines du Connécticut, aux États-Unis. Cet appareil, fort intéressant et pratique, existe et fonctionne : il a été décrit par le journal spécial américain lion Age, qui en a donné des photographies, et ne tend nullement à résoudre le fameux problème du mouvement perpétuel. Il ne convient assurément pas d'en laisser l'impression aux lecteurs de la Revue Scientifique, eteela, en partant d'une faute de compréhension du texte anglais qui décrivait cet appareil.

M. Chaquette déclare que son compresseur, lorsque le manège tournera à raison de dix révolutions par minute, pourra donner un rendement de 0,9.ï. La note de la Revue Scientifique en déduit « qu'il suffit de 4 et demi p. 100 de la puissance totale pour faire marcher la roue et qu'il reste 95 et demi p. 100 de disponible » : d'où le reproche

grave fait à M. Chaquette de viser à la réalisation absurde du mouvement perpétuel.

S'exprimer ainsi, c'est ignorer absolument en quoi consiste le rendement d'un compresseur. Nous remettrons les choses au point en rappelant en quoi consiste ce rendement, peut-être n'est-il pas inutile de le répéter, puisque l'on peut être accusé de rêver le mouvement perpétuel en disant qu'un compresseur donne un rendement de 0,90.

Le rendement d'un compresseur d'air estvolumétrique ou dynamique.

Le rendement volumélrique s'obtient en calculant le nombre des coups de piston nécessaires pour remplir un réservoir d'air à la température ordinaire et à la pression que doit produire le compresseur, et en mesurant ensuite le nombre de coups nécessaires pour que le compresseur ait effectivement rempli le réservoir d'air à la pression considérée.

Le rapport de ces deux nombres est le rendement volumètrique .

Le rendement dynamique, c'est le rapport entre le travail nésessaire pour comprimer à la température constante le poids d'air fourni par le compresseur, et le travail total que pourrait produire la vapeur servant de force motrice pour comprimer l'air.

On trouvera des exemples de ces calculs de rendement dans l'excellent ouvrage de M. A. Gouilly, Air comprimé ou raréfié, qui fait partie de l'Encyclopédie des aide-mémoire publiée chez Gauthier-Villars et chez Masson par M. Léauté, membre de l'Institut.

Le rendement volumètrique d'un. compresseur peut être pris égal à 0,90 avec des compresseurs du modèle usuel, à piston, bien construits. Les compresseurs à piston hydraulique, fonctionnant à deux atmosphères, avec une vitesse de piston de 0m,33, peuvent avoir un rendement dynamique de 0,90. Selon la pression et la vitesse du piston, le rendement dynamique varie de 0,75 à 0,80 et 0,90.

M. Chaquette est donc fort excusable de prétendre à un rendement de 0,95. L'atteint-il? L'atteindra-t-il"? C'est une autre question. N'y parviendra-t-il que grâce à une complication de mécanisne gênante? C'est une hypothèse possible.

Mais de là à chercher le mouvement perpétuel, ce qui est, en tous pays, la caractéristique du délabrement cérébral, il y a une grande distance. Ce sera, en ce qui concerne la question des compresseurs, notre conclusion technique.

Max de Nansouty.

La tempête du 23 au 28 septembre 1896.

Une tempête épouvantable, qui a duré au moins cinq jours, du 23 au 27 septembre inclusivement, a fait de nombreux sinistres sur nos côtes et sur celles d'Angleterre. Nous nous proposons d'en résumer les traits principaux, que nous empruntons aux journaux quotidiens. et surtout au Temps.

Lu journée du 23. — Un violent ouragan, accompagné de coups de vent du S. W. et de rafales de pluie s'est déchaîné sur la Manche, très violent pendant la journée du 22, le vent a encore augmenté au commencement de la nuit.

Au Havre, vers 6 heures du soir, l'eau affleurait les quais ; la mer déferlait avec furie sur le boulevard maritime, sur la jetée et le long du port de la Floride.

CHRONIQUE

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Le ;Nt .ni matin, on constatait une accalmie, el l'on n'avait heureusement à signaler aucun accident sérieux ni dans le port ni sur la côte.

A Calais, le vent a soufflé avec violence pendant toute la ti 11 il . si bien que le paquebot-poste de Douvres était arrivé avec deux heures de retard.

A Cherbourg, après une forte pluie (25,an d'eau), une violente tempête de S. W. a sévi sur le littoral, et comme la nier était mauvaise depuis le 22, de nombreux navires ont dû s'abriter dans la rade et même y subir les réparations nécessitées par leurs avaries.

La journée du 24. — La tempête a continué à sévir avec intensité. Au Havre, la mer déferlai! contre les fortifications: elle a entamé les épis <le protection de la plage et détruit les travaux de terrassement commencés. Les épaves apportées le long de la côte l'ont craindre des sinistres en mer.

A Dunkerque, la mer était démontée. Une flottille de bateaux de pêche s'est réfugiée dans le port, ainsi que le lougre gravelinois Charles, qui avait perdu sa mâture.

A Calais, la bourrasque a été fort violente. Les toitures des maisons ont eu beaucoup à soull'rir. Le service postal a été retardé et même interrompu. Le trois-màts Prosper, monté par huit hommes d'équipage et jaugeant 234 tonneaux, qui allait de Fécamp à Dunkerque, peut être considéré comme perdu.

A Saint-Malo se faisait sentir une forte tempête d'W. Le canot des bains a été emporté ainsi que plusieurs cabines de Paramé.

La bourrasque a pareillement ravagé le continent : à Rambouillet, à Bruxelles; les côtes de Belgique et celles d'Angleterre sont très éprouvées.

La journée du 25. — L'ouragan a encore redoublé sa violence, et le baromètre a subi une baisse extraordinaire pour le mois de septembre : la hauteur barométrique, qui était de 762 millimètres le 24, n'était plus que de 728 millimètres le 28. (Depuis 1809, on n'a jamais enregistré une baisse aussi rapide à Paris.) Or, la pression minima pour septembre a été enregistrée à Montsouris (où le service ne fonctionne régulièrement que depuis 1873) en 1885 et se chiffrait par 743 millimètres.

Cette faible hauteur se rencontre rarement : le 21 février 1893, on notait 728mm,93, et l'on enregistrait de nombreux sinistres. Le 2b décembre 1821, le baromètre s'abaissait à 719mm,2 préludant à l'hiver rigoureux de 1822.

Suivant les déclarations faites au Bureau central météorologique, la tempête qui sévit sur la Manche, la Bretagne et les côtes de Gascogne, vint d'Amérique douze heures plus tût qu'on ne l'attendait.

Au Havre, un vent furieux de S. W. souffle sans relâche, accompagné d'averses. La mer est démontée. Le service téléphonique est suspendu sur les trois lignes qui

ont à Paris.

A Fécamp, des arbres sont arrachés sur la place de l'Hôtel-de-Ville. On déménage à la hâte les cabines et le matériel des bains, car la mer, démontée comme on le voit rarement, au dire des marins, déferle furieusement sur le quai des Pilotes.

A Brest, le temps est très mauvais.

A l'aris, lèvent souffle violemment : sa vitesse à la tour Eiffel est de 34 mètres par seconde.

A Saint-Cloud, le parc est ravagé par la bourrasque.

La journée du 26. — La tempête continue à faire rage.

En face de Saint-Pierre-en-Port, le steamer anglai-., yiernan, chargé de houille, a coulé. Au Havre, le vent est violent, et la mer rejette des épaves qui annoncent des sinistres.

Le steamer anglais Sommerton s'est perdu par suite d'un échouement eu amonl de Honfleur. A Cherbourg,

deux navires ont été jetés à la côte sous les bains : le Cécile esl perdu, mais son équipage a été heureusement sauve; l'autre a pu .Mie renfloué.

A Rochefort, Nantes, Douarnenez, les Sables-d'Olonne, Bordeaux, Airaehon, Koyan, on signale une grande tempête.

Lue dépêche de Marseille annonce que l'ouragan a sévi sur tout le littoral.

L'intérieur des terres n'a pas été épargné : la tourmente a parcouru Alençon, Saint-Lô, Morlaix, Angoulèine, Bourges, Châtellerault, Montluçon, Clermont-Ferrand, Lourdes (le panorama a beaucoup souffert), Toulouse, Perpignan, Màcon, Niort.

Les côtes d'Angleterre, de Belgique et de Hollande ont beaucoup souffert, ainsi que Berlin.

La journée du 27. — La bourrasque sévit toujours.

A Cherbourg, le phare qui se trouve à l'entrée du port de laDiélette, construit en tôle et haut d'environ 9 mètres, scellé dans la maçonnerie de la jetée, a été renversé au matin par l'ouragan.

A Brest, le dundee Eurven, mouillé en rade, est violemment lancé sur la grande jetée du S. au port de commerce, et par suite démoli.

A Douarnenez, le dundee Saint-Germain a coulé.

A Bordeaux le vent est toujours très violent et la mer houleuse.

A Lyon, le Rhône monte de 2m,a0 du 26 au 27; les parties basses de Seyssel sont inondées.

La bourrasque se fait sentir à Mossel, près de Prades, à Aix-les-Bains, et en plusieurs autres localités.

Une question se présente aux lèvres : « Ne peut-on prévoir le temps, et prendre des précautions à l'approche des tempêtes"? »

Dans l'état actuel de la science, on ne peut émettre que des prévisions hypothétiques, car nous sommes avertis des tempêtes qui régnent en Amérique et se dirigent vers les côtes de France, mais nous ne pouvons les suivre dans leur marche à travers l'Océan; parfois elles se dirigent vers les côtes de Norvège; dans d'autres occasions, elles descendent vers l'Espagne.

En Autriche et en Allemagne, on prévoit mieux les gros temps qu'en France, car ces pays continentaux sont prévenus par le télégraphe de l'approche des fléaux qui ravagent les terres. Nous pourrions probablement utiliser les pigeons voyageurs : emportés par un navire, ces précieux messagers nous donneraient l'état atmosphérique observé au milieu de l'océan et nous permettraient une prévision plus sûre des cyclones et des tempêtes.

La production et la consommation de la houille.

Les diagrammes ci-après, empruntés à Engineering, résument les principaux renseignements fournis sur la production et la consommation île la houille dans les pays producteurs, par M. Giffen, du Board of Trade, dans son rapport sur l'industrie minière dans les différents pays.

Le diagramme n° I met en lumière les grands progrès accomplis aux États-Unis où la production a augmenté de 62 p. 100 en 10 ans, alors qu'elle tend plutôl à diminuer en Angleterre. L'Allemagne est aussi en progrès, surtout si l'on tient compte que sa production de lignite

CHRONIQUE

a passé en même temps de 14 millions 1/2 de tonnes en 1883 à 21 millions 1/2 en 1891. La production française est loin de s'être accrue dans les mêmes proportions, elle passe péniblement de 20 millions 3/4 à 2b millions 1/4.

Parmi les pays qui ne figurent pas sur le diagramme, il faut citer le Japon, qui a triplé sa production et donnait, en 1891,3,2 millions de tonnes, et l'Autriche-Hongrie, également en progrès très sensible, avec 1 1 millions de tonnes environ pour 1893.

Le diagramme n» 2 donne la consommation de houille, obtenue en tenant compte des importations. En Angleterre, la réduction constatée pour la production se retrouve pour la consommation; elle est même un peu plus accentuée, car la consommation ne représente plus guère que 77 p. 100 de la production, alors qu'il y a 10 ans elle était de 82 p. 100. Comme le rendement des machines thermiques n'a pas augmenté dans des proportions très considérables, on peu! conclure de cette double diminu-

J5x>ductcon.

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Il est intéressant aussi de comparer le rendement annuel par mineur dans chaque pays, ce que permet de faire le relevé suivant, donnant l'évaluation en tonnes de cette quantité:

Années. R»«-Uni. États-Unis. Allemagne. France. Autriche. Belgique.

La production en Grande-Bretagne pour 1893 a été réduite par la grande grève; il n'en est pas moins évident que le rendement par mineur diminue, tandis qu'il augmente aux États-Unis et reste à peu près stationnait.' dans les autres pays.

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tion a une faible augmentation de la force mécanique en Angleterre.

Il n'en est pas de même aux État-Unis, qui consomment à peu près tout le charbon qu'ils produisent et pour lesquels on constate un relèvement rapide des deux courbes. La comparaison des deux diagrammes montre que l'Allemagne ne consomme pas toute sa production et exporte une partie importante de la houille qu'elle produit, tandis qu'au contraire, en France, l'importation atteint

9 millions de tonnes.

La Belgique ''exporte comme l'Allemagne une partie importante de sa houille (5 millions de tonnes) : les autres pays, Autriche, Italie. Suéde, Espagne, etc., sont des pays d'importation.

Le prix du charbon a une influence considérable sur l'extension de son usage; le diagramme donnant les prix à lamine pour lesprincipauxpays estdoncimportant. On y constate qu'en Europe les courbes de variations sont parallèles, ce qui montre bien l'influence prépondérante de la concurrence étrangère sur le prix des charbons. Dans les pays non producteurs, la houille reste à un prix àpeuprès constant, 8fr.7S °n Espagne, 7 fr.50 en Italie,

10 francs en Hongrie.

Les chemins de 1er du Royaume-Uni en 1894.

La longueur livrée à l'exploitation et sa répartition entre l'Angleterre et le pays de Galles, l'Ecosse et l'Irlande, au 31 décembre des années 1893 et 1894, est résumée ci-dessous :

Longueur Longueur

exploitée exploitée Augmentation au au de

31 décembre 31 décembre longueur 1893. 1891. en"lS94.

kilom. kilom. kilorn.

Angleterre et Pays de Galles. 23234 23388 154

Ecosse 5173 5 355 182

Irlande 4812 4898 8ii

Total pour le Royaume-Uni. 33219 33611 422

La longueur totale se subdivise ainsi :

Lignes à deux voies 18137 18330 193

Lignes a simple voie 15Û82 15311 229

Il ressort du tableau qui précède que, pendant l'année 1894, l'accroissement des lignes mises en exploitation dans le Roy-aume- Uni a été de 422 kilomètres, représentant une augmentation de 1,3 p. 100. La longueur des parties de ligne à deux ou plusieurs voies s'est accrue de 193 kilomètres, soit de 1,1 p. 100. Elle représente 54,5 p. 100 de la longueur totale.

Le tableau suivant indique l'effectif moyen par kilomètre

INVKNTIONS.

Htploité, des locomotives, des voitures a voyageurs et des wa

ons à mari Itaudi.sos, en service ;'i la lin do l'aimée 1894.

Lw S S 3 ■a o 0.-3 î.

Royaume OnJ 1 W

Royaume-Uni 1893 .

Les résultats spéciaux au service des voyageurs sont les sui-

rants (Royaume-Uni, année 1894) :

Nombre Rapport H> tte Rapport Reostte

total p. loo totale p. 100 moyenne

des aunombre des alarecette [pur

royageurs. total, voyageurs. totale, unité.

francs. francs.

i classe 898*1010 3,27 74143250 9,61 '.',48

classe 60 161714 6,G1 19311275 6,39 0,82

'f filasse 821430209 80,09 581905600 75,12 0,71

(Y compris les trains parlementaires}.

Al nements — (n) 66 203100 8,58 —

Total 911412 926 100 » 771503 225 100 „ 0,774(6)

a) Le nombre de billets d'abonnement délivrés pendant cet exercice est de 1 184 861.

b) Moyenne calculée sans tenir compte des billets d'abonnement.

La première classe a perdu 228 000 voyageurs et 1757 000 fr. de recette. — La deuxième classe a gagné 172 000 voyageurs et perdu 2568 000 francs de recette. — La troisième classe a gagné 38 292 000 voyageurs et 16 323 000 francs de recette. Elle entre dans les résultats totaux pour 90,13 p. 100 en nombre et 75, 42 p. 100 en recette.

La part de la troisième classe s'accroît chaque année; elle tait, en 1893, de 89,96 p. 100 en nombre, et de 74,63 p. 100 en recette.

Les abonnements ont diminué de 390 000 en nombre et augmenté en recette de 1632 000 francs.

— L'alimentation de Paris en eau. — D'après les documents officiels, Paris a consommé, en 1895, tout près de 200 millions de mètres cubes d'eaux de source' et de rivière se répartissant comme suit :

Eaux de rivières (service public).

Seine 45719900 mètres cultes.

Marne 27495450 —

Ourcq 52 191350

Puits artésiens 1814050

Ensemble 127 220 750 —

Eaux de sources (service privé).

Vannes 36135000 mètres cultes.

Dhuis 6570000

Avre 2923651,0 —

Ensemble 71941500 —

Soit, au total, 199162 250 mètres cubes, ce qui représente une consommation moyenne par habitant et par jour de 225 litres.

Sur les 71941500 mètres cubes d'eaux de sources amenés à Paris en 1895, la consommation, dans le service privé, s'est élevée à 63 875 000 mètres cubes, soit 72 litres par tête d'habitant et par jour pour 80 litres amenés.

La consommation d'eaux de source est d'ordinaire fort vai .,■ suivant les saisons :

ioyenne en hiver (décembre, janvier, février), 165930 mètres

iDes par jour.

(1) Les nombres de wagons à marchandises, d'après lesquels sont calculés les chiffres de ces deux colonnes, ne correspondent qu'aux wagons appartenant aux Compagnies de chemins de fer, sans tenir compte des nombreux wagons particuliers, à houille et à coke, qui circulent sur les lignes anglaises.

Mnwnni' au printemps (tuais, avril, mai), 173110 cube ■ par jour.

Moyenne en été (juin, juillet, août), 183400 mètres cube par jour.

MCoyem e automne (septembre, octobre, novembre , 179630

. cubes par jour.

Le nbre des abonnements aux eaux de source s'accroît

dans une grande proportion à Paris, surtout depuis quelques années.

En 1880, on comptait 34938 abonnements aux eaux de source.

En 1885, 39219 abonnemenle.

En 1890, 58934 abonnements.

lût 189S, 67473 abonnements.

On peut estimer qu'il n'y a plus aujourd'hui, sur les 80 000 immeubles parisiens, qu'un nombre assez restreint, soit 10 000. qui ne soient pas abonnés en eaux do source. Encore ne comprennent-ils qu'une population très faible, qu'on évalue à 150 000 habitants sur les 2250 000 de l'agglomération.

Il ne semble pas d'ailleurs qu'on se préoccupe suffisamment de mettre les eaux potables amenées à grands frais dans la capitale à l'abri des souillures, car M. Miquel le déclare, « l'eau bue par la population parisienne est en général plus impure que les eaux prélevées aux réservoirs d'approvisionnement », ce qui. ajoute-t-il, « tient fort souvent à l'interposition, entre la canalisation urbaine et le robinet des particuliers, de réservoirs où l'eau séjourne pendant quelque temps et se charge de bactéries par auto-infection.

— L'immigration dans la République Argentine. — Le rapport officiel sur l'immigration vient d'être publié. En 1895, il est débarqué dans les ports de la République 61 226 immigrants, soit 6505 de plus qu'en 1894. Dans les six premiers mois de cette année, 30 900 immigrants sont arrivés, dont 21329 ItaUens, 6 085 Espagnols et 1196 Français. Les immigrants anglais et allemands continuent à être fort peu nombreux dans la République Argentine.

— Association française de chirurgie. — Le 10e Congrès français de chirurgie s'ouvrira le lundi 19 octobre 1896, à la Faculté de médecine, de Paris, sous la présidence de M. le professeur Félix Terrier.

Pour tous renseignements, s'adresser à M. Picqué, secrétaire général, 8, rue de l'Isly, à Paris.

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