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LES PARTHES ET LEUR ART

tremière vue avoir été détachée du même bassin de pierre. La main d'un artiste lelléniste ou d'un imitateur perse est très reconnaissable en cet ouvrage. Par a voie d'un marché d'art syrien, d'origine donc syriaque ou mésopotamique >lutôt que perse, nous est parvenue une terre cuite représentant un archer à :heval de caractère barbare accusé, apparemment un cavalier scythe (PI. 54 dr.). \ rapprocher de celle-là, deux autres terres cuites de provenance également iyriaque représentant un cavalier parthe (PI. 54g.), et une cavalière. Ces objets ;ont précieux dans leurs genre comme de rares échantillons d'art helléniste en Drient sous l'influence perse.

Moins d'une génération après Alexandre, la mort d'Antigone Ier accélérait a désagrégation de cet empire jusque là maintenu tant bien que mal. La îactriane, dont le rôle de refuge de la culture helléniste est de plus en plus îotoire, partage à son tour les aspirations nationales de l'Iran, dont le satrape iéleucide est vaincu en 250 par les Parthes nomades sous la conduite de leurs jrinces Arsace et Tiridate. Leurs successeurs, experts au gouvernement, :omme Mithradates Ier (174 à 136 avant J. C.) fondent la puissance des Parthes ît tentent d'y soumettre la Mésopotamie. Cette contrée fait dès lors l'enjeu de luttes séculaires, d'abord avec les Séleucides, puis avec les Romains, quand :eux-ci eurent annexé la Syrie comme province d'empire. La grande partie Drient contre Occident se rejoue entre Parthes et Romains. L'Euphrate forme ;n gros la frontière, mais l'avidité des Romains les pousse souvent à la franchir, ion sans grands dommages pour eux, à preuve la défaite de Cassius. Assagis par l'expérience ils renoncent d'eux-mêmes aux fruits de la glorieuse campagne de Trajan. Vers l'est les Parthes contiennent avec succès la vague menaçante des turcs nomades et se font ainsi les protecteurs de l'Occident contre le danger nouveau.

Mais si les Parthes se sentent bien Iraniens, s'ils ont conscience de leur rôle politique comme tels et comme détenteurs de la puissance dans l'Asie antérieure, s'ils paraissent cultiver la religion et la langue nationales, ils restent néanmoins sous la coupe de l'hellénisme. La cour s'adonne à la culture et aux modes grecques, on y joue les drames d'Euripide. Mais ce vernis extérieur s'arrête là. Par opposition à la cour les tendances purement nationales s'accentuent au contraire dans le peuple, qui peu à peu s'accoutume à voir dans ses maîtres

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